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 Vertiges w/Clarke kom Skaikru

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MessageSujet: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Jeu 6 Avr - 21:33

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Tranquille. Une douce brise venait faire chuchoter les feuilles des arbres de TonDC, au-dessus des habitations. Entre les feuillages, on pouvait y lire les mille constellations d'étoiles orné d'un croissant de lune éblouissant. Une chouette hulule, un papillon fluorescent traverse le village assoupi. Seuls les gardes continuent de veiller à la nuit paisible.
Mais cette tranquillité ne m'atteignait pas. Je me retournais dans mon lit, encore et encore. Des cris raisonnaient dans mon esprit, des lames de fer s'entrechoquaient, je percevais même le sang couler. C'est transpirante que je me réveillai, le souffle court et la mine effrayée. Ce cauchemars, souvent il me revenait. Encore, et toujours le même. Jamais je ne m'en séparerai. Une journée marquée au fer rouge dans mon esprit d'enfant, et qui m'accompagnera jusque dans ma tombe. Le fameux jour où Azgeda détruisit mon village, assassina mes parents et mon frère. Une vision horrible qui jamais ne me quittera.
J'étouffais dans cette chambre. L'air était lourd, irrespirable. J'en avais presque des vertiges. Et il faisait si sombre, aussi sombre que dans mon rêve. Dans cette vision, je n'avais aucune image, que des sons, qui semblaient se répéter même éveillée. J'avais besoin d'air.
Je troquai ma robe de chambre pour une tenue plus adéquate à une balade en forêt, et emportai mon épée en cas de problème. Personne n'aurait conseillé à une commandante de sortir si tard dans la nuit, seule. Mais ce n'était pas la première fois, j'avais pris cette habitude de m'évader le temps de quelques heures, pour me retrouver, me ressourcer, dans ces bois que j'appréciais tant.
Je sortis en toute discrétion de ma tente, dans le plus grand des silences. Anya m'avait appris à rester invisible dans la nuit, sans trahir ma présence et me mouvoir dans les ombres sans être vue. Anya m'avait tant appris, je lui devais tant et pourtant, je ne savais pas comment lui rendre la pareil. Peut-être un jour, je saurai.
J'avais abandonné la tour de Polis pour venir loger à TonDC. Les gens tombés du ciel prenaient de plus en plus d'ampleur, et depuis qu'ils ont détruit le village Trikru, le moindre signe de négligence disparut en moi et ma vengeance se répandit comme une trainée de poudre. Jus drein, jus draun. Il ne pouvait en être autrement, après s'être attaqué à mon peuple, je me devais de répondre par le sang. La guerre étant à son apogée, je m'étais donc déplacée à TonDC pour diriger les troupes quand les combats débuteront.
Je me faufilai à travers une faille du barrage de sécurité juste derrière ma tente, et me fondis dans les ombres mouvantes des arbres, bercés par la brise. Je m'éloignai rapidement de TonDC, pour être plus tranquille et être certaine de ne pas être vue. Je respirais cet air pur, aspirant de grande bouffée qui m'emplissaient d'un souffle nouveau. La forêt signifiait tout pour moi, elle était capable de me revigorer en quelques instants: juste de sentir son odeur, et d'apprécier sa tranquillité. Tranquillité pourtant troublée par ces gens venus du ciel... Je ne comprenais toujours pas ce qu'ils étaient venus faire en nos terres, et il était maintenant trop tard pour tergiverser. Ils ont attaqué une escorte d'Anya et elle-même lors d'une négociation de paix. Comment pourrais-je pardonner cela ? Nous n'avons pas les coutumes, les mêmes pensées, les mêmes connaissances. Ils viennent des étoiles, comment pourrait-on trouver une once de ressemblance avec des terriens ?
J'étais perdue dans mes pensées, me baladant entre les arbres, touchant chacun de leur tronc pour en ressentir leur force. Et cette promenade fut troublée, part quelque chose d'anormal. Quelque chose d'inconnu, que jamais je n'avais rencontré auparavant. Je discernai dans la pénombre un corps gisant sur le sol, immobile. Je m'arrêtai un instant, me dissimulant derrière un arbre. Un piège ? Je devais être préparée à chaque éventualité. Cachée dans mon bosquet, je restai là, longtemps. J'écoutais chaque son, étudiais chaque mouvement, percevais chaque odeur. Et cela pendant plusieurs minutes. Mais rien. Cette personne était belle et bien seule, égarée au milieu d'une immense forêt que seuls les Trikru connaissaient. La curiosité m'emporta.
J'émergeai de ma cachette et m'approchai avec prudence de ce corps sans vie. Bien vite, je m'aperçus d'une chose flagrante. Ce n'était pas quelqu'un du peuple des arbres. Ce n'était pas un homme de la montagne. Ni un quelconque voyageur itinérant. Non, j'en étais certaine, pour les avoir observer un jour. C'était une jeune femme. Elle faisait partie des gens du ciel. Je m'approchai encore, à pas de loup. Elle respirait. Doute. Rebrousser chemin ? M'assurer qu'elle se porte bien ? La ramener à TonDC pour la punir ? Mon esprit m'hurlait de faire demi-tour, ou d'apporter cette traitre au village. Mais une petite voix me chuchotait au fond de mon être de lui laisser une chance. Même minime. Une chance de me prouver qu'au fond, ils ne sont pas si mauvais...
Je me laissai emporter. Rompis les derniers mètres qui me séparaient d'elle, et m'accroupis à son chevet. Elle avait un physique vraiment différent de tout natif, toute nation confondue. Elle n'avait pas l'air dans un très bon état. De la boue sur le visage et partout sur le corps, cette couleur sombre contrastait avec sa peau maculée. Signe d'une moindre exposition aux rayons du soleil qui nous faisait bronzer. Elle était vêtue de vêtements que jamais on n'avait rencontré chez Trikru. Je passai ma main sous son nez, je sentais un filet d'air, elle respirait. Je n'étais pas bonne guérisseuse, on ne m'y a jamais vraiment initié, mais Anya m'avait appris les premiers soins nécessaires. Je posai donc mes deux doigts dans son cou. Ne m'y connaissant pas du tout en pouls, je comparai avec le mien et constatai que le sien était particulièrement bas. Etant suffisamment loin de TonDC pour ne pas être repérée, je décidai d'allumer un feu. Ca ne pourrait que la réchauffer, car en ce mois de septembre, les nuits sont plutôt fraiches. Je ramassai des bois, créai des étincelles sur des brindilles et les flammes naquirent, non loin du corps évanoui de l'inconnue. Je n'avais aucune autre idée de quoi faire mais une chose était sûre: je n'allais pas la quitter des yeux une seconde. Je m'adossai donc à un arbre de l'autre côté du feu, et attendis. Le regard perdu dans les flammes dévorant le bois, j'attendrai le moindre signe de réveil.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Jeu 6 Avr - 22:44





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L'air avait une odeur métallique. Clarke était étonnée, car d'habitude, elle n'y faisait pas attention. L'air avait toujours été ainsi sur l'Arche. Il avait été pour elle ses premières bouffées et elle était convaincue qu'il serait aussi ses dernières. Les jours s'écoulaient à la fois lentement et terriblement vite pour celle qui ne croyait plus en son amnistie. Sa discussion avec celui qui l'avait arrêtée, dans cette même cellule qui la maintenait prisonnière, avait été une impasse pour l'homme. Clarke ne comptait pas garder le secret. Une vie de silence sur l'Arche, avec le poids de la trahison de sa mère et la douleur de la mort de son père, ne valait pas la peine d'être vécue. Elle préférait mourir. Au moins, elle rejoindrait son père dans le vide. C'était la seule consolation qu'elle s'était trouvée. Elle gigota, car son lit lui semblait plus mou que d'habitude, mais aussi plus douloureux. Rugueux, humide. Son lit était peut-être inconfortable, mais tout de même pas à ce point ! Elle tenta de tâter le bord du lit mais ne le trouva pas. Il n'y avait pas de bord. Elle était à même le sol. S'était-elle encore endormie en dessinant ? Curieux, mais pas improbable. Il était difficile de discerner parfaitement le jour et la nuit dans cette pièce close. Il y avait toujours des lueurs de lumière en provenance de l'espace, mais le petit hublot n'allait pas aider Clarke à compter les heures. Les seules informations qu'elle avait sur le temps, elle les tirait des gardes qui lui apportaient ses plateaux repas. Et encore, quand elle tombait sur quelqu'un de relativement sympathique. Ces informations lui permettaient aussi de s'assurer que la montre de son père restait réglée. La seule chose qui lui restait de lui. Elle leva doucement la tête, réveillant une vive douleur dans sa nuque. Mais qu'avait-elle fait bon sang ! Elle cherchait les lueurs, encore et encore, mais elle ne vit rien. Il n'y avait que l'obscurité. L'Arche avait peut-être changé de place ? Non. Ça ne pouvait être ça. Elle tenta de se redresser, mais son corps ne se souleva pas. Son bras glissa sur le côté et des douleurs lancinantes la firent plisser les yeux déjà fermés. Oh. C'était ça. Ses yeux étaient fermés. Le sol n'était pas son lit, ni le plancher métallique de l'Arche. Elle sentit une chaleur nouvelle contre sa peau. Une chaleur réconfortante et effrayante. Ce n'est pas l'Arche.

Elle ouvrit les yeux, et la riche odeur des bois lui rappela sa présence sur Terre. Tous ses souvenirs la frappèrent en même temps, un voile de peur, de colère et de tristesse filant devant ses yeux. Combien de temps avait-elle passé ici ? Elle s'était évanouie. Ça lui revenait plus en détails. Elle s'était enfuie et avait laissé l'un des siens se faire capturer par les Natifs. Merde. Elle se redressa brusquement dans le but de se lever. La panique la secoua, elle devait le retrouver. Elle s'était jurée de ne laisser personne d'autre mourir. Ils avaient déjà assez perdu. L'intention était là, mais son corps ne la suivit pas. Le choc électrique qui se répandit dans ses membres lorsqu'elle tenta de se lever n'était rien comparé à la lame de feu qui traversa sa cheville alors qu'elle tentait de prendre appui dessus. Elle retomba assise au sol, une grimace déformant son visage, et son regard chuta dans les flammes du feu allumé à quelques mètres. Elle fronça les sourcils. Ça ne la frappait que maintenant. Elle n'avait pas allumé de feu. Il fallait dire aussi que ce n'était pas vraiment son domaine d'expertise...
Qu'est-ce que... elle plissa les yeux, les laissant s'habituer au contraste entre la lumière des flammes et l'obscurité de la forêt. Elle en était sûre maintenant, de l'autre côté du foyer se dessinait une silhouette. Pendant un instant, elle espéra que ce fût le garçon qu'elle avait lâchement abandonné. Qu'aurait-elle pu faire contre des Natifs ? Elle n'avait même pas d'arme sur elle ! Mais en observant la silhouette avec un peu plus d'attention, elle put en décrire ses courbes féminines. Il ne s'agissait pas de lui. Et maintenant que Clarke pouvait apercevoir cette personne plus clairement, elle en déduisit par les vêtements qu'elle portait qu'il ne s'agissait pas de l'un des siens. Un Natif. Elle devrait courir, fuir comme elle l'avait fait sur le flanc du Mont Weather, mais non seulement elle n'était pas en état de le faire, mais en plus elle était bien trop curieuse pour s'enfuir. Cette fille native ne l'avait pas achevée. Elle avait allumé un feu dans le but probable de la réchauffer. Et elle l'observait. Clarke voulut parler, lui adresser la parole, mais en tentant d'ouvrir la bouche elle se rendit compte que le goût métallique dont elle avait rêvé n'était autre que celui du sang. Elle porta une main à ses lèvres et en ignora la saleté qui la maculait pour déposer deux doigts sur une petite plaie. Ce n'était pas la seule, mais elle survivrait. Si cette rencontre se terminait bien, elle retrouverait le chemin du camp à l'aube et panserait ses blessures. Une incertitude qui tenait Clarke aux aguets. Elle ignora la douleur pour se concentrer sur l'inconnue. L'ennemie ? Clarke était contre la guerre, pourtant il semblait qu'elle n'y échapperait pas. Elle chercha dans les traits de cette personne – une jeune femme ! – une quelconque intention à son égard.
- Tu ne m'as pas tuée, fut les premiers mots qui glissèrent non intentionnellement de ses lèvres. Elle aurait voulu lui demander son identité, mais il était plus prudent de rester sur ses gardes. Elle ne savait pas ce que cette inconnue lui voulait.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 7 Avr - 12:17

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Je n'avais même pas sommeil. Cette envie m'avait totalement quittée, j'étais prête à faire nuit blanche s'il le fallait. Je n'avais aucune idée de l'heure précise qu'il était, mais en observant l'inclinaison de la lune et les étoiles j'en déduisais qu'il devait être aux alentours de minuit. Mais je ne me concentrais pas sur ça du tout. Mon regard restait posé sur la silhouette allongée sur le sol de l'autre côté des flammes. Elle semblait dormir paisiblement. Mais la jeune femme n'avait pas l'air en très bon état... Dans la pénombre et à cette distance, je ne parvenais pas à tout voir mais son corps semblait couvert de petites plaies. Les questions se bousculaient dans ma tête. Comment une femme du ciel a-t'ell pu finir ici, si près de TonDC ? C'est bien loin de son campement, et surtout de nuit qui plus est. C'est très dangereux pour eux, ils ne connaissent pas les dangers des bois lorsqu'il fait sombre. Je n'espérais d'ailleurs pas attirer un de ces maudits Wanbringer... Même si cette partie de la forêt n'était pas réputée pour en abriter beaucoup. On ne sait jamais, sur une terre ravagée par les radiations, ce qu'on pouvait y découvrir... Sûrement que même nous, le peuple des arbres, ne connaissions pas toutes les créatures qui habitent nos bois.
Je perçus un mouvement, un son. Cela ne venait pas du feu, ce n'était pas le bruit d'une bûche qui se consumait, non. La jeune femme venait de bouger. Sa main tâtait le sol, faisant craquer quelques feuilles mortes. Aux aguets, je me tenais prête à dégainer ma lame si elle venait à être trop agressive. Mais je ne bougeai pas, demeurai de marbre, attendis qu'elle me découvre, pendant que j'épiai ses moindres faits et gestes. Elle tenta de se lever, mais un rictus de douleur se dessina sur son visage et elle se laissa tomber à nouveau au sol. Je me dis alors que je ne devais pas me faire de soucis concernant son agressivité... Et puis j'étais sûrement la seule personne des kilomètres à la ronde pouvant lui venir en aide. Elle se devrait d'être coopérative... Mais ces gens du ciel semblaient si imprévisibles et destructeurs...
Elle sembla sortir de sa torpeur d'un seul coup. Car soudainement, elle s'assit dans l'herbe et tenta de se redresser, paniquée. Mais elle n'avait pas encore posé son regard sur moi, ce n'était donc pas à cause de moi qu'elle paniquait. Elle se redressa mais ça n'y fit rien, elle retomba lourdement sur le sol. Sa cheville lui faisait terriblement défaut.
Et puis, elle fixa le feu. Elle en regarda même au-delà des flammes, et c'est là qu'elle me découvrit, enfin. Nos regards se croisèrent, et je découvris ses yeux aux même teintes que le ciel un beau jour d'été. Ils étaient si clair qu'ils semblait percer les ténèbres de la nuit. Enfin, des mots glissèrent entre ses lèvres.
- Tu ne m'as pas tuée.
Elle parlait anglais. La langue des guerriers. Seuls les combattants apprennent cette langue de l'ancien temps. Moi-même je l'avais appris en tant que natblida. Mais le pratiquer restait très rare. Je ne bougeai pas, continuai de l'observer. Le silence s'installa quelques instants. En aucun cas j'allais lui révéler quel était mon rang parmi mon clan. Cela en dirait trop sur nous et le fait que l'ennemi connaisse le visage du leader de ses assaillants n'était pas un point positif dans une guerre. Mais la voix de la jeune femme sonnait si faible et innocente qu'elle m'en fit pitié. Elle souffrait, et cela se lisait sur son visage, c'est une certitude. Ne la quittant pas des yeux, je fis:
-Nous ne sommes pas tous des monstres, déclarai-je simplement
Même si parfois, on pouvait le sembler. Une question me vint: qui étaient les plus monstrueux, entre eux et nous ? Nos méthodes de vie ont toujours été dures, mais elles étaient nos façons de survivre. Et même si elles le sont, nous restons justes dans nos jugements. Quelles étaient les leur ? On ne connaissait rien de ce peuple du ciel.
A ma ceinture était attachée une petite gourde d'eau. Je la lui tendis. Peut-être se méfierait-elle d'une eau empoisonnée, mais au point où elle en était, mieux valait qu'elle me fasse confiance. Ce n'était qu'une petite chose, mais la première brique d'une tour qui peut-être s'agrandira, ou s'effondrera.
-C'est de l'eau. Tu devrais en boire.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 7 Avr - 13:59





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Clarke n'était pas très confortable à l'idée d'être jaugée du regard, mais dans l'état où elle était, ça n'était pas étonnant. Elle se repositionna de manière à être assise les jambes presque étendues. Elle était plus stable ainsi, et elle pourrait vérifier l'état de sa cheville. Elle retint un gémissement de douleur. Ces mouvements douloureux s'avérèrent utiles puisque Clarke put mieux voir l'inconnue. Elle décrivit les traits fins de son visage et fut surprise par la clarté de ses yeux légèrement illuminés par la lueur des flammes. Pour un Natif, elle imaginait plutôt des yeux sombres et menaçants. Mais ceux-ci étaient verts, nuancés de gris. Etait-ce la faible luminosité qui les rendait ainsi ? C'est pas le moment, pensa-t-elle, se concentrant sur l'expression du visage de la native pour essayer de déterminer ses intentions. Mais encore une fois, ce fut une impasse. Il était impossible de prédire les actions de la jeune femme. Clarke n'avait qu'à espérer que cette nouvelle rencontre n'allait pas mal se terminer, puisqu'elle n'avait ni arme ni capacité de se défendre. Elle était à la merci d'une inconnue. Celle-ci réagit à ses paroles et Clarke se raidit, lançant de nouveaux échos de douleur à travers son corps. Elle grimaça alors que les premiers mots sortaient de la bouche de la jeune femme en face. Clarke posa à nouveau son regard sur elle. Elle s'étonna sur la couleur de peau de celle-ci. Ni très clair, ni très foncé. Bronzé. Clarke n'avait jamais vu cette teinte, pourtant les ethnies variaient sur l'Arche. Mais sans soleil, difficile de bronzer ainsi. Cela la perturbait d'autant plus que l'allure de cette fille appuyait ses propos. Si les Natifs n'étaient pas tous des monstres, il fallait admettre que la jeune femme n'en avait pas l'apparence. Elle, non, mais les autres ? Clarke en avait encore eu la preuve ce soir. C'était à cause d'eux que son compagnon de route s'était fait enlevé. Etait-il au moins encore en vie ? Clarke ne connaissait même pas son prénom ! Ils avaient passé tant de temps à argumenter qu'elle avait oublié de le lui demander. Avec un peu de chance, quelqu'un connaissait son nom au camp, mais le garçon n'avait pas l'air très populaire, il l'avait affirmé lui-même.

- Non ? Pourtant vous nous avez attaqués, maugréa-t-elle, le goût du sang encore âcre dans sa bouche. Je ne me suis pas retrouvée ici par une balade de santé.
C'était peut-être injuste de l'accuser, car Clarke doutait que la personne à qui elle parlait actuellement ait quoi que ce soit à voir avec l'attaque du jour, encore moins avec les précédents événements et la prochaine guerre à venir, mais elle n'allait pas non plus admettre que le peuple dont elle avait récemment découvert l'existence était pacifique. Cette rencontre semblait vouloir lui prouver le contraire, puisqu'on lui tendit un objet qui, au conseil de son propriétaire, s'avéra être une gourde. Clarke hésita un instant. Elle s'était jurée de ne plus faire confiance à personne. Sa mère et Finn avaient fait en sorte de la conduire sur ce chemin-là. Cela dit, sa bouche sèche et tâchée de sang se réveilla à l'entente du verbe boire. Clarke la saisit donc sans lâcher son interlocutrice du regard. Elle voulait s'assurer que ce n'était pas un piège. Elle prit soin de verser un peu de liquide sur sa main pour en vérifier l'odeur et la couleur, mais ne vint pas à bout de son geste. C'était ridicule. Si on avait voulu la tuer, elle serait déjà morte. Clarke ne put retenir le regard confus qu'elle adressa à la native. Pourquoi l'aider ? Qu'avait-elle à y gagner ? Elle fronça les sourcils et porta la gourde à ses lèvres avant que la jeune femme ne change d'avis. Si elle restait sur ses gardes au début, la sensation de bien-être qui se répandit en elle dès la première gorgée d'eau avalée la fit s'accrocher à la bouteille comme elle s'accrocherait à sa vie. Elle avala gorgée après gorgée, déçue d'en arriver au bout. Vide. Elle n'avait même pas gardé quelques gouttes pour nettoyer ses plaies. Elle baissa ses bras, son épaule droite lui faisait mal, mais le soulagement post-réhydratation était encore trop présent pour qu'elle y fasse attention. Elle posa la gourde à côté le temps de laisser passer le sentiment d'étourdissement causé par le fait d'avoir bu une grande quantité d'eau trop vite. Elle ferma les yeux quelques secondes et les ouvrit à nouveau, prête à se reconcentrer sur la jeune femme qu'elle ne parvenait pas à comprendre.
- Merci, admit-elle, car c'était la moindre des choses. Pour l'instant, cette native n'avait rien fait d'autre que de lui sauver la vie. Elle pouvait au moins s'en montrer reconnaissante. Et puis, elle faisait bien d'éviter de montrer une image grossière de son peuple. Les relations avec les Natifs étaient assez tendues comme ça, ce n'était pas le moment de confirmer de probables préjugés. Je me demande quand même... où est l'intérêt de m'aider ? Tu n'avais même pas à m'achever, t'avais juste à me laisser là. La nature aurait fait le travail, et un ennemi de moins.
Et elle pensa au camp, au fait que personne ne savait où elle était passée. Ils avaient peut-être besoin de son aide. Ils ne s'imaginaient pas qu'elle était actuellement en train de parler avec un natif qui lui avait sauvé la vie. Etait-elle encore en train de rêver ? Non, c'était bien réel, la douleur le lui rappelait. Si elle parlait avec l'ennemi, elle ne trahissait personne. Elle ne comptait pas dire quoi que ce soit sur son camp et aucune règle ne l'empêchait de le faire. En même temps, ils comptaient sur elle pour bien des choses, laissant à Bellamy le loisir de remettre ses décisions en question. Mais elle ? Cette fille des bois dont la provenance exacte était indéterminée aux yeux de Clarke, trahissait-elle son peuple en l'aidant ainsi ? Clarke décida de poser la question. Une conversation ne pouvait faire plus de mal.
- As-tu au moins le droit d'être ici ? Si ton chef apprend que tu m'as aidée...
Elle ne s'aidait pas avec de telles paroles, mais la curiosité la piquait.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 7 Avr - 15:07

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L'air autour de nous inspirait la tension. Chacune, nous surveillions les moindres faits et gestes de l'autre. Aucune confiance. Pas même une once... En même temps, comment pourrait-on en avoir ? Nous étions si différents, et alors qu'ils ont violemment débarqué sur nos terres ils demandent à y rester et brûlent un de nos villages. Je sais à qui ils me font penser: aux gens de la montagne. A ces gens qui se cachent dans des sous-terrains et qui kidnappent des nôtres pour les transformer en monstre. Ils avaient la technologie que nous ne possédions. Nous avions la fierté qu'ils ne possédaient. La fierté d'un combat à arme égale et de loyauté entre les peuples. Jusque là, tout m'avait fait pensé que les gens du ciel étaient les mêmes que ceux de la montagne. Comme quoi, tout dépend d'où l'on vient, il y a toujours des ressemblances et des affiliations.
- Non ? Pourtant vous nous avez attaqués. Je ne me suis pas retrouvée ici par une balade de santé.
Etonnée, je me fis plus droite. Que c'était-il passé dans ces bois, cette nuit-là ? Elle parlait au pluriel. A la base, elle ne devait pas être seule dans sa petite balade. Certes, si des natifs les avaient aperçu, ils n'auraient pas manqué de leur fondre dessus. Mais jamais je ne leur avais ordonné cela et ils n'étaient pas censé attaquer avant le début de la guerre. A moins qu'ils ressentaient le besoin de se protéger. Peut-être les Maunon ? Mais que cela leur apporteraient-ils d'attaquer des gens qui leur ressemble tant ? Par soucis de territoire également ? Je n'étais pas là pour observer la scène dont elle nous accuse, je ne pouvais pas accuser des gens à tort. Pas comme elle était bien en train de le faire. C'est facile de pointer du doigt quand on ne connaît pas. Et eux, ne connaissent visiblement rien de la terre sur laquelle ils prétendent conquérir des parcelles. Et pour cette peine, je ne pris même pas la peine de répondre à cette remarque qui me semblait bien odieuse.
La blonde finit par saisir la gourde, le regard empli de doute. A sa place, jamais je n'aurais pris cette eau. Mais c'était différent. J'étais la commandante et Dieu sait combien de gens souhaiteraient me voir tomber. Elle analysa le précieux liquide en versant quelques gouttes dans sa main. Une fois certaine de son contenant et un regard confus plus tard, elle but comme je n'avais jamais vu quelqu'un boire. Elle s'était assise malgré sa douleur et pour mieux me faire face. Son corps et ses muscles se tendirent sous l'effet de l'eau parcourant son organisme et dès que la gourde fut vide, elle sembla à nouveau s'effondrer sous la douleur qui lacinait son corps. Je n'aurais malheureusement rien d'autre à lui offrir, mais si à mes yeux cela semblait déjà énorme pour quelqu'un que je ne connaissais rien et qui était si différente.
Néanmoins, elle me remercia. J'hochai simplement et doucement la tête.
-Je me demande quand même... où est l'intérêt de m'aider ? Tu n'avais même pas à m'achever, t'avais juste à me laisser là. La nature aurait fait le travail, et un ennemi de moins.
C'est vrai ça, quelle mouche m'avait piquée ? Je n'avais pas mis longtemps à prendre une décision et de lui venir en aide. Ca m'était venu naturellement. Je n'aurais même pas agi de tel avec un membre d'Azgeda. Mais eux, je les connaissais. Du ciel, je ne connaissais rien. Et même si je doutais qu'elle allait me révéler beaucoup de choses matérielles sur leurs manières, l'immatériel comptait beaucoup pour moi. En discutant avec elle, j'allais pouvoir la cerner et peut-être mieux comprendre comment ils pensent, avec leur têtes dans les étoiles.
-Je n'y vois aucun intérêt, c'est vrai. Et je n'espère pas te faire changer ton avis sur nous. Ni l'inverse. Parfois, juste un peu de bonté suffit à nous faire agir. Il en est certainement de même pour vous. Nous sommes humains après tout.
Je ne pouvais m'empêcher de me demander comment elle comptait rentrer chez elle. Leur campement était relativement loin pour une personne blessée. Peut-être que la nuit lui apporterait une guérison nécessaire à son retour. Mais une chose était sûre, je ne l'approcherai pas de TonDC. Je l'aidais cette nuit-là mais ça n'allait pas aller plus loin. Une guerre se préparait. Mes guerriers voulaient détruire ces intrus. Et je ne pourrais les en empêcher. Ou je mettais ma vie en danger, en me faisant passer pour une commandante faible, qui ne saurait les guider.
- As-tu au moins le droit d'être ici ? Si ton chef apprend que tu m'as aidée..
Décidément, cette jeune femme posait beaucoup trop de questions. Mais cela montrait qu'elle s'intéressait, et qu'elle cherchait le bon en moi. Elle cherchait une fêlure qui laissait passer la lumière dans mon être, et dans celui de mon peuple. Nous sommes bons. Nous avons nos coutumes, mais sur une terre ravagée, il faut punir les traitres, abandonner les faibles et sauver les plus forts. Ils n'avaient pas les mêmes habitudes et cela causait une grande différence entre nous.
-Je n'ai pas besoin d'une autorisation pour sortir sur notre territoire. Je connais ces bois.
Elle me posait des questions, mais moi aussi j'en avais des choses à lui demander. En commençant par lui demander ce qu'elle faisait dans cette forêt, blessée, seule, au milieu de la nuit. Ne se rendait-elle pas compte du nombre de dangers qui rôdaient dans les bois ?
Les flammes faiblissaient lentement. Les cendres rougeoyantes demandaient encore du bois à dévorer. Je me levai pour prendre une bûche et la déposa dans le foyer. Gourmand, le feu reprit de plus belle en quelques instants. C'est en me rasseyant je lui demandai:
- Et toi alors ? Pourquoi t'es-tu aventurée si loin de ton campement, seule qui plus est ? Contrairement à comme tu m'as accusée, je ne faisais pas partie de ceux qui t'ont attaqués. D'ailleurs, je ne vois même pas de quoi tu parles, terminai-je sèchement, lui désignant qu'elle ferait mieux de peser ses mots avant d'accuser à tort et à travers.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 7 Avr - 21:19





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Clarke fut d'autant plus perturbée par la réponse de la jeune femme. Un peu de bonté ? Son aide serait réellement désintéressée ? Clarke avait du mal à le croire. Elles étaient ennemies, après tout. Aussi idiot que cela fût. C'est vrai, au lieu de faire connaissance, de partager leurs cultures, elles se méfiaient l'une de l'autre. Pour Clarke, c'était un terrible gâchis. Les deux peuples avaient tant de connaissances à partager, pourquoi les mettre à profit d'une guerre ? Ils pourraient au moins discuter, éclaircir les malentendus qui les avaient plongés dans le conflit. Mais la rencontre avec la cheffe des Natifs, Anya, ne s'était pas bien terminée et Clarke n'avait aucun moyen de la contacter. Pourtant, une négociation pourrait leur être fructueuse à tous. Mais après la dernière rencontre avec Anya, il était peu probable qu'un délinquant revoit un jour un de leur chefs.
Clarke sentit que ses questions dérangeaient. En même temps, si on lui en posait à elle dans cette situation, cela la gênerait. Cependant, elle ne douta pas une seule seconde de la réponse de la jeune femme. Elle avait peut-être grandi ici, c'était pour ça qu'elle connaissait bien les bois. Elle habitait sûrement dans un village aux alentours. Après tout, Clarke pouvait être n'importe où, elle ne serait pas étonnée d'apprendre qu'elle ne se trouvait pas loin d'un village de natifs. Dans ce cas-là, elle pouvait dire qu'elle avait eu de la chance que cette inconnue soit tombée sur elle. Ça aurait pu être quelqu'un de bien moins tolérant. Clarke se devait d'admettre que cette fille n'était pas mauvaise, ou pas totalement – Clarke n'en savait pas assez d'elle pour le déterminer justement. Pourtant, l'inconnue trouva tout de même le moyen de l'agacer. L'effet des questions. Son interlocutrice semblait offensée par ses précédents propos. Clarke ne l'avait pourtant pas accusée elle, mais son peuple. Elle haussa un sourcil, jetant un regard qui se voulait discret vers l'épée cachée dans le fourreau de l'inconnue. Cette fille savait se battre ? Ça aussi, Clarke avait du mal à le croire. La jeune femme était jeune et fine. Elle l'imaginait difficilement se battre.
- On m'a dit d'aller me perdre dans les bois et j'ai écouté, répondit-elle avec un sarcasme fatigué. D'un côté, sa réponse n'était pas totalement fausse. Elle avait envoyé promener l'un des siens et qu'avait-il trouvé de mieux à faire ? Aller se promener. Seul. Au Mont Weather. Alors évidemment, Clarke était partie à sa recherche. Elle ne pouvait pas le laisser mourir. Elle s'était jurée de ne laisser personne d'autre mourir. De plus, pour ce cas-ci, ça aurait été de sa faute. Elle ne l'avait pas écouté, ses nerfs l'ayant lâchée en début d'après-midi, et il s'était lancé dans une mission suicide. On ne s'est pas attaqués tous seuls, reprit-elle sans parvenir à renforcer son ton, de toute façon, il est trop tard maintenant. Elle avait d'autres choses en tête, comme sa cheville qui la lançait terriblement. Elle ne pouvait pas la laisser comme ça. Il faudrait bien qu'elle se lève un jour et qu'elle retourne au camp. Elle ôta sa veste en faisant attention à son épaule douloureuse et tenta, de son bras relativement sain, d'arracher sa manche. Elle échoua, elle n'avait plus assez de force. Elle soupira. Sa cheville, son épaule, ses coupures, ses égratignures... ça faisait beaucoup de blessures d'un coup. Elle n'aurait pas été contre un ou deux antidouleurs. Même ses poumons lui faisaient mal. Elle les avait surestimés en courant aussi longtemps. La peur l'avait fait fuir pendant une éternité et seul son corps avait pu l'arrêter.

Elle ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. Elle était exténuée. Ses idées étaient floues. Que pouvait-elle répondre de plus ? Loin d'elle était l'envie de se lancer dans un nouveau débat. Celui de la veille lui avait suffi, surtout car il s'était mal terminé. Elle laissa son regard tomber dans les flammes qui rugirent après avoir été alimentées à nouveau. Clarke ne se méfiait plus de l'inconnue. C'était inutile. Elle serait déjà morte si tel avait été décidé son sort. Elle laissa ses pensées divaguer, jusqu'à ce que ses lèvres ne décident d'en formuler une :
- Tu t'es déjà demandée si des gens vivaient dans l'espace ? Je n'ai jamais imaginé la Terre d'aujourd'hui habitée. C'était pas possible. Pas après la Guerre. On était les derniers de l'espèce humaine... elle gloussa, car cette idée lui paraissait désormais ridicule. On s'est lourdement trompé.
Elle releva le regard, croisant celui de son interlocutrice. Elle voulait lui montrer qu'elle ne cherchait pas à l'offenser. Elle était émotionnellement au bord du gouffre, les dernières heures ayant été une véritable montagne russe à une dizaine de loopings, et c'est ce qui lui faisait commettre erreur après erreur.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Sam 8 Avr - 16:25

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Ca me faisait bizarre. J'avais un drôle de ressenti avec cette discussion. Normalement respectée et même parfois crainte depuis plusieurs années maintenant au vu de mon poste de commandante, l'inconnue, elle, n'en savait rien. Jamais durant cette soirée je ne lui révélerai mais véritable identité, ni même mon prénom. Je ne laisserai échapper aucune information. Le doute continuerait de planer jusqu'à la fin. Mais le fait qu'elle me considère comme une native des plus banales me laissait un drôle de ressenti au fond de moi... Ce que j'étais d'ailleurs en train de commettre n'était pas digne d'une commandante aux règles strictes. Tous mes conseillers ou amis m'auraient dit de la tuer, ou de l'utiliser en monnaie d'échange ou de chantage ou que sais-je. Mais ce soir-là, éveillée par un des plus terribles cauchemars, égarée au milieu des bois, je ne me sentais pas de me battre. Même si la coalition était installée, la vie reste un combat. Diriger est un combat perpétuel. Pour la première fois depuis bien longtemps, je m'osais une pointe de bonté et de confiance envers les inconnus. Choses qui s'étaient enterrées au fond de moi le jour où Anya m'a recueillie, dans ce champ de guerre dévasté...
Ne cessant de l'observer qu'au moment de cligner des yeux, je l'aperçus poser un regard sur le manche de mon épée qui dépassait de mon épaule dans mon dos. C'est alors que je me dis que mon physique était un avantage. Si j'avais été un homme grand, fort au visage dur tel Gustus par exemple, la jeune femme aurait certainement été très intimidée. En revanche, avec ma petite carrure je n'avais pas l'air dangereuse, voire peut-être même un peu ridicule d'oser me promener avec une telle arme. Mais toute personne connaissant les traditions Trikru sait que chaque commandant a dû tuer pour en arriver où il est. Et cela change toute la vision et l'attention que l'on me porte...
-On m'a dit d'aller me perdre dans les bois et j'ai écouté.
Une chose me choquait profondément chez cette jeune femme: son courage. Etait-elle si désespérée qu'elle n'avait plus envie de croire à sa propre vie ? Car la plupart des natifs dont j'ai la connaissance l'auraient égorgée pour le ton qu'elle me porte, rempli d'un sarcasme évident. Si j'avais été face à elle assise sur mon trône à ce moment-là, jamais je n'aurais pu laisser passer un tel ton. Mais dans cette forêt, tout était différent. Hors du temps.
-On ne s'est pas attaqués tous seuls. De toute façon, il est trop tard maintenant.
Je décidai de ne pas chercher plus loin: visiblement, elle n'avait pas envie d'entrer dans les détails. Mais je ne pouvais m'empêcher de me questionner au sujet de sa solitude. Où étaient passés la ou les personnes qui l'accompagnaient ? Par qui avaient-ils été attaqués ? Peut-être de reapers. Ne connaissant que très peu les natifs, elle aurait pu les confondre avec nous. Même s'ils étaient devenus des monstres, ils continuaient de nous ressembler physiquement. En tout cas, j'espérais intimement qu'elle avait assez couru et qu'ils ne continuaient pas de rôder autour de nous. La menace des hommes de la montagne était écartée car nous étions hors de leurs limites. Mais les reapers, eux, n'en avaient pas...
La jeune femme retira précautionneusement sa veste et tenta d'en arracher une manche. Probablement pour se faire un bandage ou éponger le sang de ses plaies. Elle échoua. Ses forces semblaient l'avoir quittées du tout au tout. J'en serais presque venue à m'inquiéter. Heureusement, un blocage persistait dans mon être. Un blocage dû à la méfiance, le doute, l'inconnu, la vengeance également. Peut-être qu'elle savait ce qu'il fallait faire en cas de premiers secours, et que je pourrais l'y aider. Mais je n'agis pas, continuai d'attendre. Qu'aurait-elle fait si je n'avais pas été là ? Elle aurait bien fini par se débrouiller seule.
C'est alors qu'elle me perdit des yeux. Son regard plongea dans les flammes léchant avidement les nouvelles bûches. Je lisais sur ses traits qu'elle était épuisée. Et je ne la retenais pas de s'assoupir. J'avais jusqu'à l'aube pour veiller. Et je ressentais que sa méfiance s'évaporait peu à peu, comme si la chaleur prodiguée par le feu faisait effet sur elle. Alors que je ne m'y attendais pas, elle laissa échapper quelques mots:
- Tu t'es déjà demandée si des gens vivaient dans l'espace ? Je n'ai jamais imaginé la Terre d'aujourd'hui habitée. C'était pas possible. Pas après la Guerre. On était les derniers de l'espèce humaine... On s'est lourdement trompé.
Nous nous sommes tous trompés. Après avoir fait face à la guerre, perdu des êtres chers, puis créer une coalition pour instaurer une paix si fragile entre les clans, voilà qu'un nouveau débarque, requierant lui aussi des terres à habiter et déclarant de ce fait également une nouvelle guerre. Quand on croit que c'est enfin terminé, c'est en réalité là que tout recommence... Et c'est là que l'on se rend compte que la paix est un concept étranger à la race humaine. Nos ancêtres ont détruit la terre. Mais cela ne nous a pas suffit. On a détruit la terre et maintenant, on se détruit nous-mêmes... Notre seul objectif sur la terre se résume à un mot: survivre. Et seuls les plus forts y parviennent. J'ai survécu. Cette femme a survécu. Parce que nous sommes forts.
-On s'est tous trompés. Aucun de nous ne savait que l'on pouvait vivre dans l'espace. Ce n'était même pas une possibilité. Pour nous, c'est là que nos esprits se rencontrent après la mort. Votre arrivée nous a semblé irréelle.
Je soupirai. Et pour la première fois, je décrochai mon regard de la blonde. De toute manière, j'avais bien vite compris qu'elle n'était pas en état de m'attaquer et que sa méfiance baissait gentiment. Non par pour instaurer une confiance commune, mais pour laisser planer un léger doute.
Je tirai ma tête en arrière. Au-delà des feuilles mouvantes, j'apercevais un tapis d'étoiles. J'avais toujours apprécié regarder le ciel, je me sentais voyager vers d'autres mondes. Mais à cet instant, je me demandais: si nos esprits ne finissent pas au ciel, mais où vont-ils ? Mais qui pourrait me répondre, à une telle question existentielle ? Je rabaissai mon regard, posai mes yeux verts à nouveau sur les siens. Vert comme la forêt. Bleu comme le ciel. Une telle différence.
-Etes-vous nombreux, là-haut ? Dans... l'espace ? demandai-je en faisant un geste de tête vers le haut
Cette question me démangeait réellement. De part pour savoir si d'autres seraient tentés de les rejoindre, mais d'une autre pour savoir si un véritable monde s'était créé au-dessus de nos têtes, sans qu'on ait pu le deviner une seule seconde. Et puis, même s'il y en avait d'autres, comment pourraient-ils communiquer ? On ne peut pas communiquer entre deux mondes différents. Déjà communiquer entre les clans les plus éloignés était compliqué, mais alors discuter avec l'espace...

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Sam 8 Avr - 17:43





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Elle ne bougea pas et s'en sentit apaisée pendant un moment. Elle ne pouvait pas faire grand chose quant à son état pour l'instant, alors autant se reposer. Elle laissait son regard divaguer dans les flammes, oubliant presque ses dernières paroles. Plus rien ne semblait importer. Elle se demanda même si elle devait vraiment rentrer au camp le lendemain. Si elle le faisait, on lui poserait des questions sur ce qui lui était arrivé. Elle devrait tout raconter et ainsi admettre qu'elle avait échoué : elle n'avait pas réussi à sauver ce garçon. Quel genre de leader était-elle ? Après ça, après ses actions irresponsables, l'écouteront-ils encore ? Ils se tourneraient sûrement vers Bellamy. Ce dernier manipulait peut-être les gens, mais il n'aurait jamais laissé quelqu'un quitter le camp seul pour s'aventurer aussi loin. Et les blessés, comment pourrait-elle les soigner ? Elle était la seule apprentie médecin du camp, le plus proche qu'ils avaient d'un docteur. Il faudrait déjà qu'elle puisse se soigner elle-même. Et Finn. Il la harcèlerait probablement, lui posant question après question, feignant l'inquiétude. Clarke ne voulait pas le voir agir ainsi à son égard. Il aurait mieux fait de s'occuper ainsi de Raven, sa petite-amie officielle. Clarke aurait soupiré si elle en avait eu la force. C'était toutes ces histoires, au camp, qui l'avaient poussée à bout. On venait sans arrêt la voir pour régler tous les problèmes, mais elle n'était pas magicienne. Si les délinquants s'occupaient mieux d'eux-mêmes, ils n'auraient pas autant besoin d'aide. Déjà que la situation était assez tendue comme ça...

Elle entendit les échos d'une voix et la situation présente lui revint à l'esprit. Elle écouta avec toute l'attention qui lui restait, ne souhaitant pas rater quelque chose d'important. Elle découvrit que les Natifs avaient un tout autre concept de la mort. Un concept que eux, là-haut, n'avait pu avoir. Leurs esprits, tout comme leurs corps, étaient déjà dans l'espace. Clarke ne pouvait dire que la vie là-haut lui avait déplue, elle y était née, elle s'y était faite. Mais la vie en bas ? L'espace devait paraître si loin à ce peuple terrien. Aussi loin que la Terre avait semblé aux gens de l'Arche, ou peut-être plus loin encore. On avait toujours des croyances sur ce qu'on ne connaissait pas, à défaut de pouvoir le connaître. C'était ce genre de conversation que Clarke aurait aimé avoir dès sa première rencontre avec un natif, mais ça n'était jamais arrivé. Ni avec Lincoln, ni avec Anya. Et cette nuit, Clarke était trop fatiguée pour pouvoir réfléchir clairement. Elle devait réfléchir, peser les paroles qu'on lui offrait, trouver une réponse juste. Elle voulait en dire, mais devait éviter d'en dire trop. Elle était trop éreintée pour avoir peur de mourir, mais elle ne pouvait pas se permettre de mettre la vie de son peuple en danger. Ils devaient tenir jusqu'à l'arrivée des autres. Cette pensée fut accompagnée par une question. Cette fois-ci, Clarke releva le regard. Elle pensait être jaugée, être attendue pour une réponse, mais en réalité la jeune femme observait le ciel. Clarke préféra éviter de le faire, profitant de ce moment de discrétion pour examiner son interlocutrice. Regarder en haut lui ferait plus mal qu'autre chose. L'Arche était son foyer, pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'avoir mal lorsqu'elle y pensait. Sa dernière année sur l'Arche y était pour quelque chose, et les nouvelles récentes sur sa mère plus encore. Pendant un instant, alors qu'elle remarquait les tresses brunes de l'inconnue, elle l'envia. Elle envia sa peau tannée et ses yeux verts qui désignaient toute une vie passée sur la Terre. Elle envia cette épée rangée dans son fourreau qui attendait le moment propice pour être dégaînée. Elle envia ses vêtements atypiques, sombres, qui semblaient mille fois plus solides et chauds que les siens. Elle envia cette connaissance des bois qui lui aurait évité de se perdre. Elle envia tout de cette inconnue, et elle détesta ça.

Elle chercha la réponse adéquate. Elle-même ne savait pas. Qu'est-ce que beaucoup signifiait pour les Natifs ? Ils étaient certainement plus nombreux qu'eux. Ici-bas, aucune raison de restreindre le nombre d'enfants par famille. Clarke se demanda même si cette jeune femme faisait partie d'une famille nombreuse. Cette question lui échappa alors qu'elle tentait de répondre à la question qu'on lui avait posée.
- Tu as des frères et sœurs ? Moi non. Si c'était le cas, ils seraient probablement morts. Et peut-être serais-je morte aussi. On n'est pas fait pour vivre dans l'espace. Sinon, on y serait encore. Tellement de vies auraient été épargnées...
Elle divaguait plus qu'autre chose, imprécise. Que pouvait-elle répondre ? Si elle avait le nombre exact de personnes encore en vie sur l'Arche, il ne serait pas actuel. Le manque d'oxygène se faisait de plus en plus ressentir. Trois cent vies avaient été sacrifiées pour donner une chance aux autres. Le visage de sa mère apparut dans l'esprit de Clarke. Toutes ces vies auraient pu être épargnées si Abigail Griffin n'avait pas dénoncé son mari. Si tous avaient fait en sorte de trouver une solution plus tôt. Des volontaires, peut-être, pour aller sur Terre. Au lieu de balancer des ados incompétents. Clarke fut réveillée par un pic de haine envers la seule personne chère qui lui restait. Sa seule famille l'avait trahie, et Clarke ressentit du réconfort et de la satisfaction dans l'idée que si elle mourait cette nuit, sa mère finirait par l'apprendre et en souffrirait jusqu'à la fin de ses jours. Tout comme Clarke souffrait encore de la mort de son père. Sans réfléchir une seule seconde, elle poussa de son pied non douloureux la terre humide dans les flammes avec une hargne qu'elle n'avait plus eu depuis longtemps. Elle observa le feu s'éteindre, étouffer exactement comme elle pendant l'éjection de son père et ne s'apaisa que lorsqu'elle retrouva cette obscurité qui l'avait pendant longtemps rassurée. Elle préférait avoir froid. Elle préférait ne rien voir des dangers qui l'entouraient. Elle préférait laisser la nature décider de son futur pour elle. Elle laissa s'écouler quelques secondes, la rage la quittant lentement. Tant de mensonges, de peine, de souffrance, pour échouer encore une fois aujourd'hui.
- C'était comme ça là-haut, souffla-t-elle simplement, plus à elle-même qu'à la jeune femme à quelques mètres d'elle. L'obscurité, le froid. C'était commun de là où elle venait.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Sam 8 Avr - 18:39

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En fin de compte, j'aurais pu faire crouler cette inconnue sous les questions. Même par pour une raison politique ou pour créer un plan de guerre infaillible, mais pour les connaître. Même s'ils ressemblent aux Maunon, ils restent des humains. Cependant, tellement de différences nous éloignent. Et ce sont ces différences que j'ai envie d'apprendre, par curiosité. Pour m'enrichir d'un peuple inconnu et totalement décalé du notre. Les Maunon vivent sur terre, ils la connaissent, nous les connaissons. Mais eux, ces gens du ciel, ils viennent de l'espace. Aucun d'entre nous n'y a jamais mis les pieds et ça ne risque pas d'arriver. Quand on ne connaît pas, on se créé de fausses idées. Des idées préconçues qui nous amènent à un faux jugement d'autrui. C'est cela qui amène parfois à des guerres. Je n'arrive même pas à m'imaginer l'espace. C'est pour moi un concept étranger auquel je ne peux m'y faire.
-Tu as des frères et sœurs ? Moi non. Si c'était le cas, ils seraient probablement morts. Et peut-être serais-je morte aussi. On n'est pas fait pour vivre dans l'espace. Sinon, on y serait encore. Tellement de vies auraient été épargnées...
Et le pire, c'était que ses réponses soulevaient d'autres questions. Pourquoi seraient-ils morts ? N'y avait-il pas énormément de place dans l'espace ? Quand on regarde le ciel, il semble infini. Ou alors, une maladie infantile les auraient tué ? Et elle, pourquoi serait-elle morte ? Pourquoi parle-t-'elle de vies épargnées ? Cette jeune femme éveillait en moi une curiosité folle, à laquelle je devais me contenir avant qu'elle ne m'emporte. Réfléchir aux bonnes questions et aux bonnes réponses. Mais dans sa voix, je sentais une lourde fatigue qui l'emplissait petit à petit, et cela expliquait pourquoi ses réponses ne répondaient pas totalement à mes questions. Mine de rien, elle savait comment éviter les informations trop précises.
Elle n'a jamais eu de frère, ni de soeur. Moi oui. Mais malheureusement, il n'a pas vécu assez longtemps pour que je le connaisse assez, et pour que mon amour pour lui grandisse. Il avait cinq ans quand Azgeda l'a tué. Ils n'avaient aucune pitié. Hommes, femmes et enfants. Tout le monde y est passé. Sauf moi. Seule survivante de mon village trikru dévasté, anéanti par notre plus fidèle ennemi. Et je ne suis pas un cas isolé. Peut-être que sur Terre, nous avons la chance d'avoir une famille, avec une fratrie. Mais rares sont ceux qui ont la chance de grandir avec eux... Entre les guerres nombreuses, les maladies foudroyantes et les famines répétitives, encore une fois, seuls les plus forts (ou les plus chanceux) survivent. La Terre a trop subi, nous l'avons trop abîmée, et elle continue de se venger sur nous. Même si désormais, nouveaux peuples après Pramfaya, faisons tout pour la protéger.
-Les hommes ne sont pas faire pour vivre dans l'espace, certes. Mais comme tu l'auras certainement remarqué, la Terre n'est pas toujours très enviable non plus. Et je parle en connaissance de cause...
Ho oui, les causes, je les connais. Depuis ma plus tendre enfance.
Après quelques instants de silence, chacun de nos regards perdus dans les flammes, la jeune femme réagit soudainement. Elle balaya de la terre sur le feu d'un coup de pied bref et direct, témoignant d'une rage certaine tombée de nulle part. Des flammes je passai mon regard sur elle, qui désormais observait le feu étouffer sous la boue. Les flammes s'éteignirent quasi-instantanément et petit à petit, il ne resta que des braises pour nous illuminer dans cette forêt si sombre. Si le feu n'était pas mort, je ne l'aurais pas entendu prononcer ces mots:
-C'était comme ça là-haut.
Je la fixais. A nouveau, comme précédemment à son acte destructeur, elle ne bougeait plus. Mes yeux s'étaient habitués à la nouvelle luminosité. Plus de lumière protectrice du feu, seule la lune nous éclairait de son timide croissant à travers les feuilles d'arbres. Je regardais les cendres. Sombres. Froides. C'était à ça que ressemblait l'espace ? Il était pourtant si proche des étoiles. Comment cela pourrait-il être si horrible ? Nous venions de deux mondes différents. Jamais je ne comprendrai le sien. Mais elle, elle est sur le mien maintenant. Face à son air dépité, désespéré et épuisé, je me sentis me révolter. Son peuple venait d'atterrir sur mes terres, les terres de mon peuple. Ici, ce n'était pas comme ça qu'on vivait. Ici, on se bat pour la vie, chaque seconde. On se bat contre les éléments, les guerres, les famines, les maladies. Il a toujours fallu qu'on se batte. Et la manière dont elle venait d'agir me révolta car elle semblait baisser les bras. Certes, elle était une ennemie. Certes, d'ici quelques jours j'enverrai une armée sur son peuple. Allaient-ils agir comme elle, et se laisser dévorer par l'obscurité nous laissant ainsi gagner par forfait ? Oui mes guerriers aimaient se battre, mais ils attendent également qu'on leur réponde, pour ainsi créer un combat à la loyal.
La nuit semblait nous dévorer. Le feu était devenu silencieux, et tous les sons de la forêt se révélèrent à nouveau. Le bruissement dans la cime des arbres, le craquement des feuilles sous les pattes des animaux et le hululement lointain d'une chouette. Je me devais de redoubler d'attention, au cas où un terrible Wanbringer viendrait à fondre sur nous. Ou en tout cas pour moi, car je refuserais de mourir cette nuit dans un bois. Là n'était pas ma destinée. Du moins, pas pour l'instant...
-Serais-tu en train d'abandonner, fille du ciel ?
Je fis une pause, avant de reprendre, sur un ton simple et non pas celui de la leçon.
-Tu n'es plus dans l'espace, le monde n'est plus tel que tu l'as connu. Je connais la vie et toi aussi: elle abat son malheur sur chacun d'entre nous, que l'on soit sur Terre, ou dans l'Espace. Mais ce ne sont que des épreuves. Il faut savoir en tirer des leçons et revenir plus fort.
Je soupirai, puis pris à nouveau appui sur le tronc de mon arbre. J'espérais juste que le reste de la nuit se déroule sans encombre, maintenant que notre vie ne reposait plus que sur ma connaissance de la forêt.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Sam 8 Avr - 23:51





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La réponse qu'elle reçut ne lui plut pas. La Terre n'était peut-être pas enviable, mais eux, si. Eux, les Natifs qui savaient vivre en bas et qui s'y étaient accoutumés. Clarke ne voulait pas retourner sur l'Arche, mais survivre sur Terre était rude, et elle avait l'impression que tout ce qu'elle faisait était inutile. Et puis, de quoi cette fille parlait-elle ? Quelles horreurs avaient bien pu lui arriver ? Pire que ce que Clarke avait vécu ? Pire que ce qu'elle s'apprêtait à vivre ? Si elle survivait à cette nuit. Elle ne savait plus si elle le voulait. Elle aurait tout fait pour survivre si elle avait eu l'un des siens à aider. Mais ça n'était pas le cas, puisqu'elle avait abandonné la personne qui l'avait mise dans cette situation. Il fallait dire aussi qu'il n'avait pas voulu être sauvé, compliquant fortement la tâche à Clarke. Et cette dernière était encore rongée par la culpabilité mêlée à la frustration de ne pas avoir été écoutée. Ils seraient au camp, à l'heure qu'il est, si ce garçon avait montré un minimum de bon sens !

Clarke serra les dents, retenant sa colère, pour éviter de dire des choses qu'elle regretterait. C'était les seules choses qui la tenaient encore éveillée : la colère et la culpabilité. Il y avait bien l'affliction, mais cela avait plutôt tendance à l'endormir avec l'espoir de ne pas se réveiller. Elle l'avait souvent espéré dans sa cellule. Elle s'était mille fois dit qu'il valait mieux mourir dans son sommeil que par la condamnation de l'Arche. Ça, elle ne l'aurait pas supporté, et la douleur jusqu'à son éjection n'aurait été que plus lourde encore. Oui, elle avait beaucoup pensé à l'abandon. Hier d'autant plus. Elle avait simplement eu besoin d'un moment seule, et la voilà en drôle de compagnie en plein milieu de la forêt. Elle n'aurait pas été contre cette compagnie si leurs peuples n'étaient pas en situation de tensions, et si le ton de l'inconnue ne se voulait pas aussi moralisateur. Les mots qui suivirent parurent plus calmes, mais Clarke ne les apprécia pas non plus. Cette fille la prenait pour une enfant ? Elle ne semblait pas bien plus vieille qu'elle.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? cracha-t-elle, lassée. Que je vive ou que je meure, ça ne change rien pour toi.
Elle se redressa sans adresser un regard à la jeune femme adossée contre un arbre. Elle se mit à genoux et prit appui sur eux pour trouver son équilibre et tenter de se lever à nouveau. Elle serrait les mâchoires pour conserver la douleur en elle. Elle s'élança vers le haut, posant son pied fonctionnel au sol. Elle attendit un instant et s'aida de ses mains pour se mettre debout. Elle avait le tournis. Mais si elle devait mourir dans cette forêt, elle préférait le faire sans recevoir aucun reproche. Elle en avait déjà reçu assez. Tout était toujours de sa faute. Elle releva le menton. Elle contrôlait très bien la situation. Ou du moins, elle essayait. Elle fit quelques pas prudents, son estomac vide lui hurla de s'arrêter, sa cheville blessée plia sous la douleur et son regard se brouilla pendant plusieurs secondes qui suffirent à lui faire perdre l'équilibre. Elle s'écroula à genoux dans la boue, ses mains crispées dans la terre humide. Elle garda les yeux fermés jusqu'à ce que le vertige disparaisse. Il fallait aussi que le sort lui enlève le peu de dignité qui lui restait. Elle se laissa glisser en position assise et se recroquevilla. Si elle avait été seule, elle ne se serait pas donnée ainsi en spectacle. Mais encore une fois, il était trop tard pour changer les choses.
- Tu ne peux pas dire que je n'ai pas essayé, se défendit Clarke, qui ressentait le froid d'une toute autre façon maintenant qu'une nouvelle couche de boue sale et humide couvrait une bonne partie de son corps. Cela lui rappela qu'elle n'avait pas remis sa veste, mais elle n'avait ni le courage ni l'envie d'aller la chercher et de l'enfiler. Elle ne savait pas encore ce qui était le meilleur choix : survivre et retourner au campement ou mourir et laisser les délinquants faire ce qu'ils voulaient, avec l'assurance de porter un coup de poignard à sa mère malgré la distance qui les séparaient.
- Sans vouloir t'offenser, reprit-elle amèrement en essayant de cacher sa frustration, tes paroles servent à rien. Tu ne peux pas sauver quelqu'un qui n'a pas envie d'être sauvé. Encore moins avec de belles paroles, parce que pour être honnête, j'en ai rien à faire de ce que tu as à me dire sur la difficulté de la vie. Ce n'est pas elle qui décide de ce que l'on devient, mais nous-même.
L'adrénaline la fit à peine tenir une minute. Son corps lui faisait trop mal, alors elle se laissa tomber sur le dos, s'étalant en étoile de mer dans la terre. Elle attendait le moment où le froid lui retirerait toute douleur. Cette pensée l'apaisa presque, mais il avait été prouvé que l'apaisement ne durait jamais bien longtemps. La frustration évanouie, elle se dit qu'elle s'était peut-être montrée un peu dure envers la personne qui avait tenté de l'aider, même si ça allègerait certainement son cœur de jeter sa colère sur quelqu'un. Mais une native ? Pas une très bonne idée. Quelle image Clarke donnait-elle de son peuple !
- Rentre chez toi, dit-elle simplement, le regard plongé dans la cime des arbres, on s'inquiète sûrement pour toi. Et puis, y a mieux à faire que de m'écouter me plaindre. T'as pas, je sais pas, une cabane à aller construire dès l'aube ?
Elle n'avait pas prévu d'ajouter cette dernière phrase, mais l'épuisement physique et moral ne l'aidait pas à retenir son sarcasme. Clarke avait pour seule arme la moquerie, et avec un peu de chance cela ferait partir son interlocutrice. Alors elle serait enfin seule. Son regard glissa vers le ciel qu'elle avait tant évité. Ses lèvres formèrent une moue douloureuse. Elle se remémorait le spectacle nocturne offert par les centaines de morts que l'Arche avait relâché dans l'espace. Des étoiles filantes ? Des cadavres. Tous ces morts, elle n'avait rien pu faire. Elle n'était pas parvenue à prévenir l'Arche à temps. Et les vies continuaient de filer entre ses doigts, la sienne incluse. Les autres croyaient en elle, ils comptaient sur elle, et elle aggravait certainement la situation avec les Natifs. Et si cette inconnue connaissait leur chef ? Elle avait vu le comportement de Clarke, sa soudaine lâcheté due à l'épuisement. Non, Clarke ne pouvait donner de telles valeurs à tout son peuple. Elle était peut-être en désaccord avec le Conseil, ce n'était pas pour ça qu'elle voulait condamner un camp de délinquants juvéniles qui, comme elle, méritaient au moins une seconde chance.
- Ne crois pas qu'on est tous comme ça, ajouta-t-elle. Malheureusement, t'es tombée sur moi.
Sa voix avait baissé en tonalité au fur et à mesure de sa réplique. Ses yeux ne demandaient qu'à se fermer, et elle ne put résister plus longtemps. Le froid l'avait enfin anesthésiée. Il l'avait d'abord fait souffrir, puis avait apaisé ses membres endoloris. Il lui faudrait sûrement encore quelques minutes pour s'endormir, le temps pour son esprit de trier les émotions. Si elle passait la nuit, elle se réveillerait avec un corps horriblement douloureux, mais un esprit éclairci par quelques heures de sommeil.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Dim 9 Avr - 13:34

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Je remarquai que mes mots ne semblaient pas lui plaire, et cela ne me choqua même pas. Cette jeune fille était tourmentée, remplie de remords et elle voulait gérer ça toute seule. Moi aussi, parfois, je pense pouvoir régler tous mes problèmes seule et je refuse l'aide de quiconque. Mais elle n'a pas compris, justement, que même si nous étions du clan ennemi cette nuit-là, j'étais là pour l'aider elle. Du mieux que je pouvais certes, car je n'allais pas pouvoir la soigner ou quoique ce soit mais au moins la protéger des dangers nocturnes.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Que je vive ou que je meure, ça ne change rien pour toi.
Le ton qu'elle employa ne me plut pas du tout. Même si au début elle prenait des pincettes avec moi et était reconnaissante de ce que je lui offrais, maintenant, c'était fini. Si elle aurait pu m'insulter, probablement qu'elle l'aurait fait. Un ton tel n'était jamais employé sur moi, en tant que Heda. Mais elle n'en savait rien et pensait probablement que j'étais une native des plus ordinaires. Et ça mine de rien, de temps en temps, ça faisait du bien, d'être considérée comme une personne au grade normal.
C'est sur des bonnes paroles que la jeune femme décida de se lever. Elle ne m'adressa pas un regard tandis que je continuais de la scruter. Elle se mit à grand peine debout, s'appuyant contre des arbres. Elle parvint à faire quelques pas difficiles puis elle s'écroula à nouveau. Que tentait-elle de me prouver ? Tous ses efforts ne servaient à rien. Elle était terriblement blessée, même une nuit de sommeil ne l'aiderait pas à se soigner toute seule. Je me demandais vraiment comment elle comptait rentrer chez elle. Car moi, je ne pourrais la ramener. C'était beaucoup trop dangereux. Il suffisait que je me fasse repérer par mes éclaireurs en train d'aider une ennemie et voilà que je me serais fourrée dans de beaux draps. Mais tout ça était pour plus tard. A cet instant, elle venait de m'offrir un spectacle pitoyable auquel j'assistais d'un oeil perplexe.
-Tu ne peux pas dire que je n'ai pas essayé.
Alors là, j'en roulai les yeux au ciel. Arrête de te fatiguer inutilement, tu ne fais qu'aggraver les choses ainsi. Sa cheville ne la tenait plus, ça se voyait. Elle devait s'être fait une bonne foulure si ce n'était pas quelque chose de pire encore.
- Sans vouloir t'offenser, tes paroles servent à rien. Tu ne peux pas sauver quelqu'un qui n'a pas envie d'être sauvé. Encore moins avec de belles paroles, parce que pour être honnête, j'en ai rien à faire de ce que tu as à me dire sur la difficulté de la vie. Ce n'est pas elle qui décide de ce que l'on devient, mais nous-même.
Alors qu'elle était jusque là en position assise, le peu de forces qu'il lui restait sembla disparaître et elle s'allongea à nouveau dans la terre humide et froide. Je ne savais que penser de cette jeune femme qui ne cessait de m'envoyer balader, alors qu'elle était si reconnaissante lorsque je lui avais offert ma gourde d'eau. Elle était blessée, mais continuait de me prouver à quel point elle était mal et désespérée. Malheureusement, je ne connaissais ni le corps humain, ni son peuple, ni elle-même. Et je ne pourrais la conseiller sur aucun des trois. Surtout que vu comme elle est butée, elle ne se serait jamais confiée à moi.
- Rentre chez toi, on s'inquiète sûrement pour toi. Et puis, y a mieux à faire que de m'écouter me plaindre. T'as pas, je sais pas, une cabane à aller construire dès l'aube ?
Plus le temps passait, et plus une sorte de folie semblait la combler, ce qui lui faisait dire des choses qu'elle ne pensait pas ou prononcer des mots qu'elle ferait mieux de garder pour elle. Je ne pouvais m'empêcher de penser à ça, que c'était totalement pitoyable, et qu'au lieu de détruire mon feu, elle aurait mieux fait d'accepter mon aide et de me faire confiance en s'endormant devant la douce chaleur. Mais visiblement, elle avait d'autres projets dans sa tête embrumée par la douleur et la fatigue. D'ailleurs elle finit par prononcer:
- Ne crois pas qu'on est tous comme ça Malheureusement, t'es tombée sur moi.
C'est vrai que jusque depuis le début de la rencontre, tout ce que je voyais et entendais d'elle ne me donnait pas un très beau point de vue de son peuple. Mais je savais faire la part des choses: car la blonde était blessée et épuisée, face à une inconnue du clan ennemi qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Tout le monde aurait des réactions différentes face à cela. Et d'ailleurs, elle en est passé à un peu tous les stades. Entre la reconnaissance, la méfiance, le mépris et la moquerie, on en déduit facilement qu'elle n'est pas dans son état normal et c'est ce qui lui en vaut son comportement lunatique. A moins qu'elle soit normalement mentalement atteinte, ce qui est également possible.
Sur ces dernières paroles, je me levai habilement sur mes jambes. Je n'allais pas rester avec quelqu'un qui ne voulait pas de moi. Et puis finalement, ça m'arrangeait. Moins longtemps je serais éloignée du camp, moins de chance j'ai qu'on découvre mon absence. On ne sait jamais, il peut parfois arriver des urgences pendant la nuit et que l'on vienne me réveiller. Eh bien là si c'était le cas, voilà que je ne serais pas dans de gros problèmes. Une promenade nocturne d'accord, mais de plusieurs heures et sans prévenir personne ? Voilà une attitude bien juvénile. En tant que commandante, chacun de mes gestes et dires étaient jugés par la population. Si je faisais un pas de travers, cela pourrait ébranler mon image et il me faudrait ensuite du temps pour l'embellir à nouveau. Eh oui, les natifs sont impitoyables, et seraient prêts à assassiner leur commandant s'il ne répond pas à leurs demandes...
Je m'approchai des cendres du feu et l'éteignis correctement en écrasant le charbon lumineux de la pointe de ma chaussure. De la fumée s'échappa du feu suffocant et bientôt il n'en resta qu'une masse sombre qui se confondait dans le tapis de feuilles mortes de la forêt. La blonde n'avait toujours pas bougé: allongée par terre, le regard viré sur le ciel, observant là d'où elle venait. Cet espace sombre, vide et froid où elle était née. On enviait toujours l'herbe de son voisin, et j'aurais aimé découvrir son monde. Mais jamais je ne pourrais aller dans l'espace... Alors qu'elle, était en train de fouler mes terres. Je l'enviais.
-J'espère que tu survivras à cette nuit. Bonne chance, fille du ciel, concluai-je mettant ainsi un terme à notre soirée
Je l'observai encore quelques secondes, avant de me retourner et partir en direction du village.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Dim 9 Avr - 16:39





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Le sommeil était comme un poids qui ne la quittait pas et qui pourtant ne suffisait pas à l'assommer. Il la maintenait au sol, allongée dans la boue. Jamais la Terre n'avait tourné aussi vite. Clarke avait la sensation d'être le centre du monde, tout tournait autour d'elle. Le froid était encore là, mais elle ne le sentait plus. Il avait été remplacé par une chaleur vive. Clarke se retrouva sur l'Arche, les bras lourds, les pieds traînants. Elle ne voulait pas y aller. Elle ralentissait de plus en plus. Une force qui la dépassait la poussa en avant et, en un rayon de lumière, elle se retrouva devant le sas d'éjection. La vision d'horreur l'étouffa. On essaya de la retenir alors qu'elle tentait de se jeter dans les bras de l'homme le plus important de sa vie. Elle y était presque, elle allait y parvenir. Mais on la retint, et lui se retourna. Il entra dans le sas ouvert et garda son dos tourné à elle. Retourne-toi. Elle attendit. Longtemps. Rien ne se passa. Il allait disparaître sans même lui accorder un regard. Pourquoi tu ne me regardes pas? Une larme s'écoula sur sa joue. C'en était trop pour elle. D'autant plus qu'elle savait, au fond, que cette mort serait la cause de centaines d'autres. C'était le début d'une longue descente aux enfers.

Elle vit un point dans le ciel dont il lui fut difficile de distinguer la couleur. Elle savait seulement qu'il s'apparentait au bouton qui avait tout enclenché. Et elle le vit. Son regard glissa pour retourner sur la silhouette masculine qu'elle avait de plus en plus de mal à distinguer. Son visage s'effacerait de son esprit, il disparaîtrait pour de bon, s'il ne la regardait pas une dernière fois. Elle entendit des murmures qui ne furent pas de la personne escomptée. Elle les capta mais avait du mal à en décrypter l'origine. Elle savait juste qu'on allait la laisser là. On lui faisait toujours dos.
- Retourne-toi, siffla-t-elle douloureusement. Il lui devait bien ça. Un dernier regard. Pour qu'elle puisse conserver l'image de son visage sur l'Arche. Elle ne voulait pas que la dernière image de son père soit celle-ci. Elle avait aussi l'impression qu'il y avait quelque chose de faux là-dedans, comme si cet événement s'était déjà produit mais d'une façon différente. Alors pourquoi cela semblait-il si réel ? Pourquoi avait-elle si peur d'être abandonnée ? Tout se mélangeait. Tout était confus. Elle n'arrivait plus à faire le tri. Son esprit avait perdu le peu de clarté qu'il lui restait. Elle continua d'observer la scène à travers le ciel. Les visages se confondaient. Elle les rejeta un à un. Sa mère, l'homme qui l'avait arrêtée, Callie, Jackson, Jaha, Wells, tous ceux qu'elle avait connu là-haut, autour de qui elle avait grandi et évolué. Puis les étoiles, les arbres, la terre semblèrent remuer, ses yeux incapables de les différencier et elle vit défiler les visages qui l'avaient accompagnée dans la navette. Le premier visage inconnu qu'elle avait vu. Finn. Elle aurait préféré que ce fût lui qui ne se tourne jamais vers elle. Elle retourna vers son père, là-haut, et ressentit l'intensité de l'amour et de la confiance qu'ils s'étaient portés jusqu'à la fin. Ce qu'elle avait perdu chez sa mère. Ce qu'elle n'avait pu trouver chez Finn. Ce dont elle ne voulait plus si la trahison en était si douloureuse. Peut-être que son père avait une chance de lui revenir. C'était peut-être là sa chance. Ça semblait réel, non ? Elle voulait revoir ses yeux, car elle semblait se retrouver dans les siens. Ils avaient les mêmes. Elle se souviendrait de ses origines et en aurait peut-être moins honte.

Car une partie d'elle se savait encore dans la forêt. Une partie d'elle savait à qui appartenaient les paroles qui lui avaient paru si proches et si lointaines. Cette partie d'elle se sentait tout aussi délaissée. Clarke avait réclamé la solitude, mais si celle-ci la torturait ainsi, elle n'en voulait pas. Et bientôt, il serait trop tard. Bientôt, son père disparaîtra dans le vide sans lui donner aucune chance d'apercevoir son visage. Bientôt, la seule personne qui lui avait tendu la main depuis bien longtemps la laissera à son triste sort. Si Clarke y voyait clair, elle se dirait qu'elle avait très peu de chance de survivre seule à cette nuit. Mais Clarke voyait trouble, et pourtant elle ressentit vivement cette peur de mourir. Clarke avait toujours été déterminée à s'en sortir quoi qu'il arrive, arrêter pour une vengeance contre sa mère ne lui paraissait pas très utile, encore moins honorable. Elle tapota la terre, cherchant à tâtons un point d'accroche ferme. Le monde tournait trop vite. Elle se retrouverait bientôt seule contre lui et cela la terrifiait. Les visages se mêlèrent dans son esprit, l'un illuminé, l'autre sombre, et deux paires d'yeux brillèrent dans l'obscurité. Le bleu et le vert s'accouplèrent et Clarke ne savait plus ce qui était réel et ce qui ne l'était pas. Elle savait juste qu'elle ne voulait voir disparaître aucun des deux.
- Ne me laisse pas, supplia-t-elle, la voix tremblante, sans savoir, parmi les deux personnes qui tournaient en boucle dans son esprit, à qui elle s'adressait. Reste avec moi.
La forêt lui parut soudainement silencieuse, et Clarke eut peur de voir les visages disparaître avec les bruits de la forêt.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mar 11 Avr - 19:21

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Je voulais partir, vraiment. La fille du ciel ne voulait pas de mon aide, elle voulait jouer la grande fille qui savait se débrouiller tout seul dans un monde qu'elle ignore. Je n'en revenais d'ailleurs toujours pas de ma manière d'agir. En tant que commandante, j'aurais dû me montrer si impitoyable, et l'assassiner sur-le-champ. Mais ce soir-là, ce n'était pas mon humeur. Je lui avais laissé une chance. Une chance à elle et tout son peuple. Mais elle venait de tout gâcher, alors que je n'avais, il me semblait du moins, rien fait pour la contrarier ou l'effrayer. Ou était-ce juste ma manière d'être qui l'impressionnait, et qui lui faisait croire qu'une fille menue pouvait facilement survivre ici-bas ? Elle ne se rend pas compte. Et je trouvais cette attitude totalement puérile. Cependant, j'oubliais de penser à son état mental de part ses blessures et la fatigue. Cela devait également l'atteindre au plus au point, c'en était sûr et certain.
Je crus l'entendre émettre un gémissement. Mais je n'en fus pas certaine, car mélangée à la brise ou les feuilles craquant sous mes pas j'aurais pu confondre. Je décidai de m'arrêter. Je n'avais encore pas totalement disparu de son champ de vision, elle pouvait encore me discerner dans l'ombre. Elle savait que j'étais là, et que j'hésitais. Puis j'entendis des mouvements qui ne pouvaient provenir que d'elle. De ce fait, je me retournai immédiatement mais sans m'avancer vers la blonde, juste pour l'observer, comme je l'ai toujours fait depuis le début. Elle tâtait le sol, cherchant un point d'appui, ou quelque chose à saisir, quelqu'un qui l'aiderait enfin. Car finalement, elle accepterait mon aide.
- Ne me laisse pas. Reste avec moi.
Je n'en crus pas mes oreilles. D'abord si méfiante et désirante de solitude, voilà maintenant qu'elle me suppliait de rester avec elle. Je la regardai, la mine hésitante, mes yeux posés sur son corps meurtris sur le sol. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. C'était contre mes désirs, et je n'aurais su expliquer pourquoi.
Enfin, je décidai d'agir. Je partis récupérer sa veste. Lorsque je la saisis, j'en fus étonnée par sa texture. Ce n'était pas de la peau d'animal, mais qu'était-ce ? Cela ressemblait beaucoup à du cuire mais ce n'était pas ça. Ils étaient vraiment bizarres ces gens du ciel. Je retournai vers elle et posai le tissus sur son abdomen en particulier sur ses bras, la partie découverte de son corps. Je restai accroupis quelques instants auprès d'elle. Je ne cessais de me questionner sur les précédents événements de la nuit. Son corps tout entier était couvert de boue séchée ou encore humide à certains endroits. Dans ses cheveux s'étaient crochés maintes branches et feuilles et n'en parlons pas de blessure parcourant ses bras. Je posai une main sur son front et découvris rapidement qu'elle était fiévreuse. Ce n'était même pas étonnant. Elle devait passer d'un état de chaleur intense à de la fraîcheur glaciale et sans oublier les hallucinations. Je me redressai, il faudrait que je refasse un feu, pour nous protéger et nous réchauffer. En espérant qu'elle ne le détruise pas celui-là. Ou alors là, elle se ficherait vraiment de moi et ça me contrarierait fortement. Je ne prendrai pas le risque de la déplacer. Modifier l'emplacement du foyer était plus simple. Je retournai à quelques mètres de là où je ramassai les pierres encore tièdes. J'usai de certaines pour reconstruire le foyer, et posai quelques une près du corps de la blonde. En attendant que le feu s'allume, cela pourrait toujours faire l'effet d'une bouillotte. Je ne disais rien, et préférai agir dans le silence. Et comme ça, peut-être que l'inconnue finirait par s'endormir pendant que j'oeuvrais dans son sommeil. Je partis chercher quelques nouvelles brindilles, construisis un petit tipi et créai une étincelle à l'aide de deux pierres. Rapidement je rajoutai de plus grosses branches afin d'alimenter ce nouveau feu réconfortant.
Mais je n'allais pas m'arrêter là. Cette jeune femme n'allait jamais rentrer chez elle. Même si je m'occupais d'elle jusqu'à l'aube, ce n'était pas quelques flammes qui allaient la soigner. Ni mes dons de guérisseuses d'ailleurs... Mais je pouvais au moins remplir son estomac et revigorer sa gorge. J'avais la connaissance d'un petit ruisseau non loin de là. Je récupérai ma gourde vide au sol au précédent emplacement de la blonde et m'éloignai petit à petit du foyer sans un mot prononcé.
J'en avais pour une dizaine de minutes aller-retour. Je savais que c'était dangereux de la laisser ainsi. Mais ce qui était un avantage avec le feu, peut-être qu'il indiquait notre position mais il éloignait également les bêtes sauvages. Même les Wanbringer n'apprécient pas le feu. Personne d'ailleurs. Mais nous, les hommes, savent comment le créer et le manier. Ce qui faisait de nous de forts prédateurs, possédant l'ennemi de tous. Je ne me faisais donc pas vraiment de soucis pour cette femme dont je ne connais même pas le nom. Et pour qui je faisais déjà tant... Peut-être même trop ?
Et je n'allais pas m'arrêter en si bon chemin. Quand je m'investissais dans quelque chose, ce n'était pas pour m'arrêter à la moitié. Arrivée près du ruisseau sans encombre et sans un bruit, je profitai de l'écoulement du courant pour masquer mes pas dans les feuilles mortes. Ainsi, je surpris un jeune lièvre inconscient et visiblement aveugle entrain de s'abreuver. Je ne réfléchis pas longtemps, dégainai ma lame et la lança telle une lance sur le gibier qui fut cloué sur place. Je sautai par-dessus le ruisseau, retirai l'épée, susurrant aux oreilles du lapin un doux:
-Yu gonplei ste odon.
Je remplis la gourde du précieux liquide, lançai le lièvre sur mon épaule et retrouvai rapidement mon sentier. Je marchais d'un bon pas. Loin du feu et un cadavre sur moi, voilà qui saurait attirer plusieurs carnivores qui eux sont bien les seuls à ne pas se préoccuper du mon grade (ainsi que la fille du ciel d'ailleurs). Enfin, j'arrivai rapidement à notre camp de fortune et son feu rassurant. Non pas que les bois m'effrayaient, mais que je ne saurais défendre une blessée incapable de marcher face à un terrible monstre transgénique de la forêt.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mar 11 Avr - 21:54





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Clarke entendit des pas distincts autour d'elle. Elle se demanda s'ils étaient réels ou s'ils étaient les pas lourds de chaussures claquants contre le sol métallique. Mais il n'y avait pas de métal, ni dans les bruits, ni sous son poids. Elle était encore dans la forêt, elle essayait de rester fixée sur ça. La forêt, les arbres, celle qui vint déposer sur son torse le morceau de matière synthétique avec lequel elle s'était réveillée dans la navette. Une veste maintes fois rafistolée qui peinait à survivre à son nouvel environnement. Tout comme Clarke, apparemment. Elle entendit des sanglots et revit sa première nuit dans sa cellule. Les images étaient floues et elle n'entendait rien d'autre que ses propres pleurs. Pas le grondement des machines. Pas les échos des autres prisonniers dans les cellules adjacentes. C'était irréel. Elle se voyait elle-même, recroquevillée contre le mur, assez près des toilettes pour se débarrasser de son dégoût au cas où il lui montait à la gorge. Voir quelqu'un mourir, de n'importe quel manière, ça faisait quelque chose. Voir quelqu'un qu'on aime mourir nous retirait la capacité de s'occuper de soi-même. Clarke n'avait pas été prête à survivre, pas après cette exécution, pourtant la cellule l'avait maintenue en vie.

C'est pour cette raison qu'elle se trouvait là aujourd'hui, et qu'elle commençait à ressentir ses membres à nouveau. Elle ne pouvait déterminer comment, le froid et le chaud semblaient se mêler pour tenter de la ramener au monde réel. Ce qu'elle essayait de faire, ce n'était pas faute d'essayer, mais son esprit ne cessait de la ramener dans l'espace. Elle visitait à la fois l'Arche et la forêt nocturne. Elle cligna des yeux, cherchant à voir au travers des vertiges pour regarder autour d'elle. Elle aperçut les nuances d'orange d'une source proche de lumière et comprit qu'elle devrait bientôt retrouver la capacité de bouger ne serait-ce que ses pieds gelés. Elle tourna la tête à droite et à gauche à la recherche d'une présence particulière. Rien. Personne. Elle était seule. Mais le feu n'était pas apparu par magie. L'inconnue allait-elle revenir ? Ou l'avait-elle laissée à son triste sort après lui avoir donné une infime chance de survie en reconstituant un feu ? Clarke ne voulait pas y croire. C'était au-dessus de ses forces. Elle savait que si elle était abandonnée maintenant, elle ne serait pas capable de continuer. Sa vie dépendait d'une personne qu'elle ne connaissait pas. Elle n'avait su tirer profit de la brève conversation qu'elle avait eu avec elle. Et pourtant.

Pourtant, des foulées se firent entendre et l'esprit embrumé de Clarke dut attendre de voir se dessiner une silhouette à la lueur des flammes pour comprendre qu'elle n'était pas seule. Que cette silhouette familière et mystérieuse soit le produit de son imagination ou une figure de la réalité, Clarke n'était pas abandonnée à son sort. Elle releva légèrement la tête, devant puiser dans le peu de force qui lui restait pour pouvoir déchiffrer l'allure de la silhouette. Toujours l'inconnue, avec quelque chose sur l'épaule. Clarke demanda à ses autres sens de l'aider à comprendre ce qui se passait, mais son ouïe n'eut rien à analyser et son odorat ne réagit pas.
- Tu restes, lança-t-elle, la voix rauque. Même si parler la fatiguait plus qu'autre chose, la parole était pour l'instant son seul moyen de distinguer son aventure spirituelle sur l'Arche de ce qui se passait dans cette forêt. Quant à décider si ce qui lui arrivait en ce moment était réel ou non, elle tenterait plus tard. Son esprit était trop confus pour le moment. Elle ferma les yeux, ne demandant qu'à trouver le sommeil, mais elle se retrouvait encore dans le dos de Jake Griffin, à côté de la femme hypocrite qui la consolerait quand la porte s'ouvrirait pour libérer l'homme dans l'espace. Elle rouvrit les yeux, laissa sa tête retomber légèrement sur le côté pour pouvoir observer l'inconnue. Ça lui occupait l'esprit, malgré la fatigue. Ça lui rappelait que malgré la douleur et le danger qui couraient ici-bas, elle était plus en sécurité ici que sur l'Arche. Elle en avait la sensation. Là-haut, elle avait longtemps attendu sa mort. En bas, on ne l'attendait pas. Elle venait à tout moment. Mais au moins, on avait le choix : on pouvait au moins essayer de survivre.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mar 11 Avr - 22:35

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Lorsque je revins au feu de camp, la fille du ciel me fixait de ses yeux faibles et fatigués dans lesquels se lisaient un profond désarroi. Sur ses pommettes maculées de terre, j'aperçus des sillons salés presque asséchés par la chaleur procurée par les flammes. Que s'était-il passé durant mon absence ? Quoi qu'il en soit, j'étais là désormais et j'espérais que ma présence bien qu'inconnue lui apportait un peu de réconfort. D'habitude ennemie, ce soir-là nous brisions les règles et apprenions à prendre soin de l'autre. Car oui, mine de rien, elle prenait soin de moi. Eveillée par le pire cauchemars, le traumatisme de ma vie toute entière, j'avais besoin de me changer les idées pour ne pas me rappeler mes démons intérieurs. Elle avait mis fin à mes vertiges en prenant soin de m'occuper d'elle et c'était à moi de lui rendre la pareille désormais.
- Tu restes, me dit-elle la voix enrouée
Je ne répondis pas, hochai la tête simplement et lui adressant un regard amical. Puis je repris une place auprès du feu et m'assis en tailleur. Je sortis un couteau de son étui attaché à ma ceinture. La lame scintilla sous la lueur des flammes. Je saisis le lapin toujours perché sur mon épaule. L'épée l'avait atteint en plein poitrail, il n'avait pas souffert et était mort sur le coup. Sa fourrure était douce, et sa couleur me sembla particulière sous le gré des flammes. De base roux, les teintes semblaient rougeoyer. Cela me plut beaucoup, et j'envisageai déjà de garder la peau pour en faire une nouvelle sur mon lit à Polis. Je pris soin de ne pas abîmer la peau du rongeur avec la lame. Une fois retirée, je la posai de côté et poursuivis en dépeçant l'animal. Une fois fait, je m'écartai quelque peu du feu pour creuser un petit trou où j'enterrai les restes. Ca ne servait pas à grand chose mais au moins, ça attirerait moins les bêtes sauvages. En même temps, je choisis plusieurs bois et baguettes et revins près du feu. Je réalisai quelques noeuds solides, puis transperçai le lièvre d'un bois taillé en pointe aux deux extrémités. J'installai ensuite les bois et la broche au-dessus du feu, et attendis.
Je n'avais pas spécialement faim, mais sûrement que la fille du ciel ne refuserait pas un repas. Certainement pas le meilleur qu'elle ait dégusté, -d'ailleurs, que mangeaient-ils dans l'espace ?- mais quand on est blessé et qu'on a le ventre vide, on peut dévorer tout ce qu'il nous passe sous la dent. Et là en l'occurence, il s'agira un lièvre fraîchement chassé. Je ne restai pas longtemps assise à me reposer: on avait encore besoin de moi. Je me rapprochai de la jeune femme, lui tendant à nouveau la gourde cette fois remplie d'eau fraîche.
-Tu peux boire, mais gardes-en un peu cette fois-ci. Je vais essayer de nettoyer tes plaies.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mar 11 Avr - 23:18





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Ses yeux papillonnèrent lorsqu'elle sentit une présence à ses côtés. La jeune femme s'était approchée. Une odeur de chair brûlée parvint à réveiller l'odorat de Clarke. Pour une fois, elle espérait que ce fût un rêve. Car si c'était le cas, ça ne serait pas grave qu'elle soit en compagnie de l'ennemie et qu'elle ne faisait rien pour obtenir des informations ou pour l'abattre. Si c'était le cas, ça ne serait pas grave non plus qu'elle ne soit pas en position de se défendre ou de négocier quoi que ce soit. Mais tout était encore trouble pour elle. Elle essayait de réfléchir à l'idée que si cette nuit n'était pas un rêve, elle risquait la mort et/ou la trahison de son peuple. Dans l'état où elle était, elle pouvait dire tout et n'importe quoi. Elle ne se pardonnerait pas une nouvelle faute. Elle laissa retomber sa tête, ses pensées repoussées par un nouveau vertige. Sa mère lui parlait via la radio, de retour au camp, elle pouvait entendre sa voix. Elle voulait lui hurler de se taire, de ne plus jamais lui adresser la parole, mais cette voix avait encore le pouvoir de s'incruster dans son esprit. Elle entendit une autre voix différente, plus douce, plus agréable, la seule à qui elle permettait, ce soir, de lui donner des ordres. Elle écouterait cette voix en boucle si ça pouvait faire taire toutes les autres. Elle observa l'objet qu'on lui tendit. De nouveau, cette gourde qu'elle se souvint avoir vidée entièrement quelques instants auparavant. Il y a combien de temps ? Aucune idée. Clarke avait perdu toute notion du temps, et ni les étoiles ni sa montre ne pourraient l'aider à répondre à cette question. Elle dévisagea l'objet tandis que son esprit envoyait des messages nerveux à son bras, lui ordonnant de se soulever pour saisir la gourde. La réponse d'abord nulle fut ensuite très faible. La main de Clarke frôla l'objet sans pouvoir le saisir. Elle changea de tactique, optant pour une tentative de redressement. Son dos à peine soulevé, Clarke fut assaillie par une vague de vertiges qui l'assommèrent. Elle se laissa retomber, un gémissement de douleur échappant ses lèvres à la douleur lancinante que ses maux de tête lui provoquaient.

Elle reprit lentement sa respiration. L'eau l'appelait, elle en avait terriblement besoin, mais pourtant si proche elle ne pouvait aller à elle. Elle relança son bras par dépit et sa main trouva une accroche sur une barre tiède, très loin d'être aussi rugueuse que la terre dans laquelle elle s'était retrouvée plus tôt. Pas une barre. Un poignet. Clarke s'y accrocha, ayant enfin trouvé un point d'appui solide, et se tira du sol. Ses muscles se plaignirent, mais l'eau était plus proche que jamais. Elle voulait l'atteindre à tout prix, même les échos lointains des couloirs de l'Arche ne pourraient changer son désir d'assouvir sa soif, mais son bras accroché à celui de l'inconnue la faisait déjà souffrir et elle savait que si elle bougeait ne serait-ce que d'un centimètre, sa main lâcherait et elle retomberait allongée. Son regard fixé sur la gourde se souleva pour rencontrer les yeux clairs intrigants de la femme native. Clarke n'eut pas la force de parler, mais elle espérait que son appel à l'aide pouvait se lire dans son regard.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 12 Avr - 0:01

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Je n'avais jamais pensé que saisir une gourde d'eau pourrait être si difficile.
Son regard se posa sur la gourde, je le vis instantanément. Je le voyais dans ses yeux, son métabolisme demandait de l'eau. Je n'étais même pas certaine de pouvoir lui en garder suffisament pour nettoyer ses plaies. Mais qu'importe. Son corps le demandait, elle en avait besoin pour retrouver des forces. Les plaies étaient trop récentes pour s'être déjà infectées et attaquer son système. Le plus important était de boire. Elle décida de passer à l'action quelques instants plus tard. J'observais son regard. Je sentais qu'il était fort. Je ne me trouvais pas en face d'une petite femme faible. Son esprit témoignait de puissance et je le lisais dans ses yeux. Rien que pour changer d'avis face à une ennemie, cela témoigne d'une grande maturité. Mais son corps ne suivait plus. Il avait perdu les commandes.
Première tentative, elle leva son bras, ne perdant pas la fiole des yeux. Alors qu'elle la frôlait du bout des doigts, ceux-ci retombèrent lourdement sur le sol. Echec. Je ne bougeai pas la gourde pour l'instant. Je savais qu'elle pourrait le faire. Je savais qu'elle pourrait retrouver les commandes de son corps et parvenir à le guider. Deuxième tentative. Elle se souleva lentement. Très lentement. Mais alors qu'elle ne tenait que quelques secondes assises, elle s'écroula à nouveau dans son lit de feuilles mortes. Echec, encore. Elle gémit au sol, sa douleur ne semblant pas provenir de ses blessures mais de sa tête. Puis soudainement, elle lança son bras et sa main se referma sur mon poignet. Elle me serra comme elle serrait la gourde toute à l'heure. Comme si sa vie était en jeu. Ce contact imprévu me fit frissonner. La fille du ciel tenait à la vie. Elle ne voulait pas mourir dans ce bois, seule, ce soir. Là n'était pas son destin, et si je devais l'aider à l'accomplir, voilà que nous serions alors liées à jamais.
Alors que je faisais de mon bras un appui sûr, la blonde se tira en avant, usant de ses dernières forces pour atteindre cette eau si précieuse. Chaque mouvement, même cligner des yeux, semblait la faire souffrir. Et même si elle ne venait ni de ma tribu, encore moins de mon peuple ou de ma planète, il m'était désormais incapable de fuir cette responsabilité qui s'était offerte à moi. Encore moins lorsque son regard se leva vers moi, m'envoyant autant de signaux de détresse qu'il en fallait pour me comprendre qu'elle était au maximum de ses capacités et qu'elle ne pourrait en faire plus.
Je m'assis à côté d'elle, passai mon second bras derrière ses épaules pour la maintenir assise. Ainsi, elle pouvait prendre appui sur moi également. De l'autre main, je lui donnai à sa main valide la gourde d'eau.
-En fin de compte, bois autant que tu en as besoin. J'irai en rechercher, lui déclarai-je d'une voix calme et posée, comme je ne l'avais encore jamais fait avec elle.
Et c'est ainsi que je me retrouvai assise à côté d'elle, si proche que jamais je ne l'aurais pensé quelques heures plus tôt.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 12 Avr - 0:50





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Le sol bougea sous son corps et Clarke crut réellement que la Terre s'était mise à trembler. Mais bientôt elle retrouva sa stabilité et, malgré la douleur, se sentit plus à l'aise. Elle ne s'enfonçait pas dans la terre. On la soutenait. Les yeux de Clarke roulèrent dans leurs orbites, cherchant à leur tour un point d'appui, et s'arrêtèrent lorsqu'ils parvinrent à s'accrocher à nouveau aux yeux verts qui l'intriguaient tant. La voix se fit entendre encore une fois et Clarke n'entendit plus rien d'autre. La voix était si proche, hypnotisante, capable d'éradiquer toutes les voix qui avaient tant harcelé Clarke jusqu'à présent. Clarke ne se fit pas plus prier pour porter la gourde à ses lèvres. Sa gorge sèche lui faisait mal, elle ne s'attendait pas à ce qu'une aiguille invisible lui traverse la trachée dès la première gorgée et la fasse tousser abondamment. Elle tourna la tête sur le côté opposé à celui de l'inconnue. Le liquide dégoulina le long de sa joue et alla arroser la terre. Il fallait qu'elle se montre plus prudente, si son cerveau pouvait encore le comprendre. Elle redressa sa tête et tenta à nouveau, plus lentement cette fois, et but calmement malgré l'envie de tout avaler d'une traite. Elle prit son temps, son corps se détendant peu à peu, inconsciemment, dans les bras forts qui la tenaient. Clarke avait peut-être sous-estimé cette inconnue. Celle-ci était plus capable qu'elle ne semblait l'être. Clarke avait beau être en très mauvais point, elle ressentait un certain réconfort à la proximité de cette jeune femme. Une chose qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps. Il y avait toujours eu cette vive peur de l'échec et celle, pesante, de la mort. Mais pas maintenant. Clarke avait eu peur de mourir, seule, abandonnée dans la forêt après s'être donnée tant de peine pour survivre. Mais ça n'importait pas maintenant, car si elle venait à mourir, elle mourrait dans les bras de quelqu'un qui ne lui avait pas fait de mal. Quelqu'un qu'elle voulait apprendre à connaître malgré la situation politique qui les séparaient.

Toutes ces idées se confondaient dans l'esprit confus de Clarke. Elle ne parvenait pas à les trier, mais elle avait au moins la chance d'être libérée de tous les bruits rauques de l'Arche. Sans le savoir, l'inconnue filtrait l'esprit de Clarke. Et bientôt, Clarke s'arrêta de penser. Son bras glissa lentement pour venir poser la gourde vide. Ses yeux se fermèrent, mais un flash de lumière la força à rouvrir les yeux. Les bruits étaient partis, mais les images apparaissaient encore quand elle fermait les paupières. Il lui faudrait attendre encore un peu avant de pouvoir dormir. La voix de la jeune femme près d'elle revint en échos et Clarke crut prendre sens des mots qu'on lui avait dit. Finalement, elle n'avait pas besoin de réfléchir pour arriver à une conclusion. C'était assez clair. Clarke fut parcourue par un choc électrique à l'idée déplaisante que les paroles de la jeune native avaient laissé transparaître. Sa main de nouveau libre retrouva le poignet de l'inconnue comme si c'était la seule chose qu'elle connaissait désormais.
- Ne pars pas, se hâta-t-elle de dire maladroitement, ne pars pas encore. Elle se souleva légèrement sans vraiment s'en rendre compte, secouée par la panique, manquant de peu de mettre un coup de tête à celle qui la maintenait en vie. Ne me laisse pas. Elle serra les dents à la douleur lancinante qui irradia son corps. Il fallait vraiment qu'elle arrête de bouger. Pas toi non plus. Elle secoua lentement la tête, l'amertume se réveillant au creux de sa poitrine. Elle aimait cette présence nouvelle, et elle souhaitait la garder. Dans l'état où elle se trouvait, elle doutait pouvoir survivre sans le soin et le réconfort que cette jeune femme inconnue lui apportait.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 12 Avr - 1:31

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Etrangement, je commençais d'avoir confiance en elle. Toute cette méfiance, ce doute, que j'éprouvais envers elle depuis le début, s'était évaporé. Et pourtant, quelque chose sonnait faux dans mon être. Je ne devrais pas être là. Pas avec elle, en train de la sauver. Mais plutôt en train de l'achever. Mais je ne pouvais pas la laisser là. Et c'est alors que je me demandais, était-ce un piège ? Un piège pour me voir faible et compatissante ? Peut-être un plan élaboré par des ennemis de la coalition pour ainsi répartir une rumeur, tel une explosion, comme quoi la commandante Lexa est faible et une traître qui plus est ? Je ne savais que penser. Je ne cessais de me torturer l'esprit, à la recherche de quelque chose qui clochait. Où, je ne sais pas. Dans ma tête, où dans la sienne. Et là était la difficulté... Et si chacune, nous avions quelque chose en commun ? La fille du ciel retrouva enfin mon regard, que je cherchais à soutenir depuis quelques instants. Un voile s'était installé sur ses pupilles, prouvant qu'elle était là physiquement mais que son esprit luttait. Parce qu'elle était forte, et qu'elle aimait la vie. Encore plus depuis qu'elle était sur Terre...
Elle commença enfin de boire, mais elle fut tellement précipitée qu'elle se mit à tousser violemment. D'abord surprise, je compris rapidement qu'elle avait avalé de travers. Je continuais cependant mon travail de soutient, lui évitant le moindre effort qui l'épuisait tant. Calmée, elle se remit à boire. Je voyais sa petite pomme d'Adam glisser dans sa gorge sous l'effet de chaque gorgée. A nouveau, elle vida la gourde. Jamais je n'avais vu quelqu'un autant assoiffé. Si seulement j'avais plusieurs gourdes... Sous l'effet de l'eau se répandant dans son corps, je sentais son corps crispé et meurtri se détendre, gentiment, petit à petit. D'un geste lent et tranquille, elle déposa la gourde sur le sol. Puis je perdis son regard, elle ferma les yeux. Mais seulement quelques instants, car elle les rouvrit bien rapidement, comme aveuglée par un flash. Peu à peu, elle reprenait ses esprits. Et cela serait déjà une bonne chose. A deux esprits, peut-être pourrais-je mieux la soigner et mieux comprendre ses besoins.
Tout à coup, sa main libre attrapa mon poignet au même endroit que précédemment. Elle me regarda à nouveau, de son regard bien présent et à la fois si distant. Elle me supplia de rester. De ne pas m'en aller. Alors que je voulais juste aller chercher de l'eau pour elle, pour la soigner. L'idée que je m'en aille l'effrayait tellement qu'elle tenta de se dresser, manquant de m'adresser un coup de tête.
-Pas toi non plus, finit-elle par prononcer
Je ne compris pas ces derniers mots. Ses visions et hallucinations étaient au sujet de personnes qu'elle avait perdu ? Je me demandais alors, si elle aussi, elle avait perdu des êtres chers. Des êtres à qui elle tenait comme à la prunelle de ses yeux. Moi c'était le cas. Et pour qu'elle s'accroche à moi comme je me serais accrochée à Costia, c'est qu'elle devait avoir perdu. Peut importe notre dimension, nos connaissons tous la douleur de la perte, de la mort, de la trahison... Et puis ensuite le manque. Je m'imaginais quelques instants, avoir Costia dans mes bras, en face de ce feu. Dans mes bras, en sécurité, aimée. Je l'aimais. Je l'aimais tellement fort... Et on me l'a arraché, comme toutes les personnes pour qui j'ai osé éprouver des sentiments. Pourtant Titus me l'avait répété, et continue de le faire. "Être commandant, c'est d'être seul." Et c'est pourtant si compliqué. Les sentiments sont si humains après tout...

Je m'étais égarée dans mes pensées, avec toujours cette jeune femme auprès de moi. Je n'en connaissais pas le prénom et pour tout dire, je m'en fichais. Pour moi, elle était la fille du ciel.
Je la soulevai légèrement pour la coucher, je me décalai un peu et posai sa tête sur mes jambes. Ainsi je pourrais la surveiller, tout en la gardant proche.
-C'est mon devoir, cette nuit, de rester avec toi. Je tiendrai ma parole, dis-je en observant le feu distraitement.
Puis je baissai mon regard vers elle, sa main n'avait pas lâché mon poignet. Peut-être qu'elle était prête à me dire de quoi elle avait besoin en priorité maintenant ? Entre la nourriture, boire encore, ou panser ses plaies, tout ça était bien pire que de s'occuper d'un nouveau né...
-As-tu faim ? Ou as-tu encore soif ? lui demandai-je en touchant son poignet pour lui montrer que c'était à elle que je m'adressais, et non pas à un arbre ou une jolie fleur.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 12 Avr - 2:18





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Clarke se sentit apaisée par la réponse de la jeune femme. Elle avait eu si peur d'être laissée seule que sa vie entière lui était passée sous les yeux. Ses peines et douleurs la narguaient. Même Finn, qui avait au départ représenté l'espoir, n'était plus désormais que mensonge. Elle ne pouvait imaginer se retrouver à nouveau dans ses bras. Si elle ne pouvait lui faire confiance, elle ne pouvait être avec lui de quelque manière que ce soit. Pourtant, elle connaissait moins la jeune femme qui la tenait que Finn, mais justement, elle ne pouvait être trahie par quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Elle ne pourrait lui reprocher de lui avoir menti si le peu de mots échangés avaient été un appel à l'aide de plus en plus explicite.
Clarke sentit la terre trembler encore une fois sous son poids, mais ce ne fut que bénéfique pour elle puisqu'elle se trouva allongée à nouveau, sa tête maintenue sur les jambes de la jeune native. Si Clarke le pouvait, elle se redresserait et se tournerait pour aller se réfugier dans les bras réconfortants de l'inconnue. Cela faisait longtemps qu'on ne l'avait pas étreint. Mais les choses ne pouvaient se passer ainsi. La jauge de raison de Clarke était peut-être bien basse, elle ne pouvait pas beaucoup bouger pour le moment.

On lui parla à nouveau et son estomac gronda à l'écoute du mot faim. Oui, Clarke avait terriblement faim. Depuis combien de temps Clarke avait-elle avalé quelque chose pour la dernière fois ? Presque vingt-quatre heures. Si au camp elle n'avait pas beaucoup de temps pour elle, elle était si occupée qu'elle en oubliait souvent de se nourrir. Mais hier midi, elle n'avait pas prévu de se retrouver dans une telle situation la nuit suivante. Sinon, elle aurait pris un bon repas. Sinon, elle aurait emmené des vivres avec elle pour partir à la recherche du délinquant manquant. Elle avait soif, aussi, encore. Elle avait l'impression que la faim et la soif ne la quitteraient jamais, qu'ils faisaient partie d'elle pour de bon désormais. Le manque de nourriture et la déshydratation étaient certainement la première raison pour laquelle elle se trouvait dans un si piètre état. Clarke tenta de réagir. On lui proposait de lui apporter de quoi s'hydrater et de quoi se nourrir, elle ne pouvait laisser passer cette occasion.
- Je... elle secoua la tête qui lui tournait encore. Si parler s'avérait aussi compliqué que bouger, elle n'était pas sortie de l'auberge. Son estomac grogna à l'idée d'avoir de la nourriture pour le remplir mais fut vite tu par une autre peur vive. Pour aller chercher de la nourriture et de l'eau, il faudrait qu'elle se retrouve seule. Elle cligna des yeux comme pour effacer cette idée. La jeune femme lui avait juré qu'elle resterait auprès d'elle cette nuit et l'instinct de Clarke – qui semblait plus à même de réfléchir que son esprit – lui indiquait qu'elle pouvait la croire. Les doigts rassurants sur son poignet avaient achevé de la convaincre. Clarke laissa son poignet glisser pour chercher de ses doigts ceux qui l'avaient tenu précédemment. Elle trouva la main qu'elle cherchait et la serra. Malgré la faim, la soif, la fatigue et la douleur, Clarke avait besoin de rester sur Terre plus que tout.
- J'ai besoin que tu restes, balbutia-t-elle, le regard chancelant. Je veux que tu restes, ajouta-t-elle d'une voix un peu plus audible mais dont le désespoir s'en faisait plus flagrant. Elle n'était pas certaine de pouvoir manger tout de suite, boire ayant déjà été une épreuve difficile. En revanche, elle savait qu'elle avait besoin de sommeil pour récupérer des forces. Si elle réussissait à résister à la faim, elle parviendrait peut-être à s'endormir tant que la présence chaleureuse de l'inconnue restait à ses côtés.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 12 Avr - 10:42

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Lorsque je m'enquis de sa faim, j'entendis instantanément son estomac gronder fortement. En plus de ne pas avoir bu et d'être blessée, la voilà affamée. J'en venais presque à me demander si elle n'avait pas été retenue prisonnière quelque part, que ses assaillants l'aient fait souffrir en l'affamant et l'assoiffant, et que cette nuit était celle où elle avait enfin pu fuir ce cauchemars. C'était très plausible. Je m'imaginais mille scénarios possibles ou irréalisables dans ma tête à la recherche de quelque chose qui pouvait coller à son état pitoyable. Mais je ne voulais pas lui demander. Alors qu'elle était enfin en train de s'apaiser gentiment, je ne pouvais l'harceler de questions. Surtout qu'au fond, cela ne me regardait pas. Ce qui me concernait, là, maintenant, était de m'occuper d'elle et savoir comment elle s'était fait tout ça n'entrait pas dans les critères.
Je voyais que mes mots l'intéressaient. Elle bredouilla puis secoua la tête, ses douleurs l'empêchant de formuler ses désirs. Ses doigts froids et faibles glissèrent le long de mon bras jusqu'à trouver ma main, salie pour avoir creuser dans la terre, mais là n'était pas sa préoccupation. Elle la serra fort, aussi fort qu'elle put, usant de ses forces pour me dire encore une fois:
- J'ai besoin que tu restes. Je veux que tu restes.
Visiblement, là étaient les seuls mots qu'elle pouvait prononcer... Elle ne pouvait m'informer sur sa faim et soif, bien que je l'ai deviné de moi-même, mais elle avait affreusement peur que je m'en aille. Que je la laisse seule au milieu de cette forêt, à la merci de tous. Mais je n'allais pas le faire, je venais de lui promettre. Elle pouvait avoir confiance en moi. Enfin, c'était facile à dire, mais elle n'avait pas d'autre choix. J'étais la seule et unique personne à la ronde à pouvoir lui venir en aide. Et ça, elle le savait.
Le lapin étant prêt, même si elle ne se sentait pas prête de manger, je me dis qu'avaler quelque chose lui ferait sûrement du bien. Ainsi, elle pourrait dormir avec quelque chose dans le ventre. Et si elle était si exténuée, cela était certainement dû à cela. Sans trop la bousculer, je me penchai en avant et tendis le bras pour atteindre la broche où cuisait le lièvre. Je la ramenai contre moi, et attendis quelques instants que la viande refroidisse. Je ne voulais pas lui brûler la langue en plus de tous ses supplices ! Ensuite, je déchirai un bout de viande avec ma main valide, puisque l'autre était toujours serrée contre elle. Ce lièvre n'était pas très gras, voir même pas du tout. Il n'avait pas été élevé ainsi. Mais au moins, c'était quelque chose. Je pris soin d'observer s'il n'y avait pas d'os dans la chair, puis l'amena au-dessus de ses yeux pour lui montrer de quoi il s'agissait. Je lui dis, d'un ton un peu plus dur, mais c'était pour son bien:
-Mange. Au moins ça. Tu en as besoin. Ensuite tu pourras dormir et te reposer.
Puis, de la main qu'elle me tenait, je caressai de mon pouce le creux de sa main en lui assurant des mots emplis de confiance et de douceur.
-Je ne te laisserais pas. Je te le promets.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 12 Avr - 12:54





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L'odeur de viande brûlée se fit plus prononcée. Clarke ne comprit pas. D'où venait cette odeur intrigante et désagréable ? Clarke ne le sut pas avant que des paroles lui soufflent la réponse. De la nourriture ? Son estomac se tordit à nouveau. Si elle pouvait avoir de quoi manger en plus de cette compagnie, elle ne parviendrait pas à dire non. Elle observa ce qu'on lui tendait, confuse, se disant que, peut-être, on cherchait à l'empoisonner et sa vie prendrait fin cette nuit. Mais pourquoi alors l'aurait-on tant aidée jusqu'ici ? Il ne lui semblait pas avoir donné des informations utiles sur son peuple, ou alors elle avait perdu conscience et flottait désormais dans un rêve. Elle réfuta l'idée d'un empoisonnement. Les gestes de sa sauveuse étaient trop doux pour pouvoir la tuer. Et de toute façon, si elle ne mangeait pas, elle ne tiendrait pas longtemps non plus. Elle crispa les doigts de sa main fonctionnelle, prête à l'utiliser pour saisir le morceau de nourriture – de la viande ? À l'odeur, ça ne pouvait être que ça ! – mais le contact lui parut plus nécessaire que la nourriture. La promesse qu'on lui fit lui donna le courage de soulever son autre bras. Malgré la douleur qui lui irradiait l'épaule, Clarke vint doucement saisir le morceau de viande et le porta à ses lèvres pour en croquer un bout. Le goût était étrange. Clarke fit la grimace, ne s'attendant pas à ça. Elle n'avait encore jamais mangé un tel animal et se demanda même ce que ça pouvait être. Elle déglutit pour vérifier que sa gorge ne lui ferait pas faux bon quand elle décidera d'avaler sa bouchée, et une fois le résultat positif, termina de mâcher. Son visage s'apaisa lorsqu'elle avala enfin la nourriture chaude. Elle n'avait jamais eu si faim ; on ne lui avait jamais apporté un tel réconfort.

Elle avala les bouchées une à une, prenant son temps pour terminer le morceau de viande qu'on lui avait donné. Quand elle eut fini son premier repas depuis ce qui lui semblait être une éternité, elle laissa sa tête se reposer sur les jambes de la jeune femme qui serrait encore sa main. Elle laissa ses doigts parcourir un instant la peau chaude plaquée contre la sienne. Elle ferma les yeux, se laissant aller à la sensation de bien-être qui se répandait dans tout son corps depuis qu'elle avait avalé de l'eau et de la nourriture. Quelques secondes après avoir fermé les paupières, elle se rendit compte que l'Arche n'apparaissait plus. Plus les bruits rauques du métal, plus les voix moqueuses de son passé. La douleur de son corps s'effaça bientôt alors qu'elle chutait dans un sommeil dénué de rêves. Elle n'avait pas besoin de ces derniers. Elle avait déjà la sensation d'en vivre un. Qui aurait cru que quelqu'un d'un peuple qui voulait leur mort lui sauverait la vie ? Qui aurait cru qu'un natif puisse se montrer compatissant et doux ? La tête de Clarke retomba légèrement sur le côté. Ce n'était pas l'épuisement qui avait eu raison d'elle, mais l'inconnue et le réconfort qu'elle avait su lui apporter.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Jeu 13 Avr - 15:20

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
La fille du ciel sembla hésiter quelques instants face à la nourriture. Je n'en réagis pas, évidemment, mais cela me perturba. Ne pensait-elle pas que je l'aurais tuée depuis longtemps si je voulais vraiment sa mort ? Et puis, j'ai cuisiné l'animal sous ses yeux, jamais je n'aurais pu y dissimuler n'importe lequel des poisons. Et affamée comme elle était, elle ferait mieux de ne pas douter longtemps... Puis, elle hésita avant de me lâcher. Le contact était la chose dont elle avait le plus besoin cette nuit, au-delà de la nourriture et de l'eau. Elle finit par craquer: la faim était trop forte. Elle garda sa main dans la mienne, et usa de sa seconde pour attraper le morceau de lièvre. La première bouchée sembla difficile: visiblement, elle n'avait jamais manger de cet animal. Je ne pus m'empêcher d'afficher un léger sourire quand elle grimaça. Elle avait tellement de choses à apprendre, de cette Terre, de ses secrets, de nous. Ils venaient d'arriver après tout... Mais seraient-ils là encore longtemps ? Disposaient-ils d'assez de ressources pour combattre mon armée ? Là demeuraient toutes les questions... La fille du ciel survivrait à cette nuit, j'en avais la certitude. Mais n'allait-elle pas mourir d'ici quelques jours ?
La faim finit par prendre le dessus au goût spécifique du rongeur et elle termina son morceau. A peine fini d'avaler sa dernière bouchée, elle laissa tomber sa tête sur mes jambes comme si faire ses simples gestes l'avaient épuisé du peu de force qu'il lui restait. Mais là n'était pas le plus important. Elle avait bu et mangé, peut-être pas autant que son corps le réclamait, mais ainsi elle pourrait enfin dormir. Après quelques heures de sommeil, elle y verrait plus clair dans ses idées.
Je sentis ses doigts caresser mon avant-bras. Un frisson remonta mon échine, ébranlant mon corps tout entier. Voilà bien longtemps que je n'avais plus été si proche de quelqu'un. Bien longtemps que je n'avais plus accordé autant de douceur à une femme... La fille du ciel s'en allant paisiblement au pays des rêves, je me permis de me laisser aller dans mes pensées également. Je la connaissais si peu et pourtant, je voyais en elle Costia. Elles avaient les mêmes cheveux dorés. Ils scintillent au gré des flammes et semblaient prendre vie. Elles avaient toutes deux la même force, elles aimaient la vie malgré tous les malheurs qui s'étaient abattu sur elles. D'habitude, je ne m'autorisais pas à penser à elle. Costia était devenu pour moi une pensée interdite. Une faiblesse que je n'osais pas ressentir en tant que commandante. Les morts sont partis, il fallait s'occuper des vivants.
La fille du ciel ne réagissait plus, elle s'était définitivement endormie. Ses traits de visage s'étaient détendus, la douleur l'avait quittée le temps d'une nuit. Mon regard vaquait entre la jeune femme, le feu que je continuais d'agrémenter régulièrement d'une main, l'autre étant toujours étreinte par la fille du ciel, et le ciel étoilé, surveillant la lune et le temps qui passait. Je ne me permettrais cependant aucun moment de répit: trop de dangers rôdaient dans la forêt. J'écoutais et analysais chaque son autour de moi. J'entendais la forêt vivre et respirer autour de moi. Je fus quelques fois perturbées par des présences trahies par le craquement des feuilles, à ces moments-là, je tendais l'oreille. Mais il ne devait s'agir que d'un écureuil, cerf bicéphale ou d'autres créatures pacifiques.
Parfois, mes paupières devenaient lourdes et je manquais de m'endormir. Mais pour lutter, je me distrayais en nourrissant le feu d'une nouvelle bûche ou en caressant quelques instants la paume de la jeune femme endormie. Ca ne me dérangeait pas d'attendre. Je ne me pressais pas. Je voulais profiter de cette nuit, m'évader de mes devoirs de commandante et devenir juste un simple native.
Le temps s'écoulait, la nuit passait. Voilà maintenant plusieurs heures que la jeune femme s'était endormie. Je fus alors témoin d'un curieux spectacle. Mon ouïe fut attirée par de drôles de sons, des pas, trahissant leur présence dans les feuilles mortes. D'après les pas, j'en déduisi qu'il s'agissait d'un animal assez lourd à quatre pattes. Mais il était léger, ce n'était pas un monstre de Wanbringer. Je pensais à un bishtag (cerf bicéphale). Et aussi étrange que cela puisse paraître, l'animal apparut dans le halo de lumière du feu. Il s'arrêta, nous observa, visiblement intrigué par notre présence. Ces animaux n'étaient pas dangereux, d'habitude plutôt craintif même. Mais celui-ci était probablement la plus belle bête que je n'avais jamais vu. Ses deux têtes intimidantes portaient chacune d'elle un immense bois parfaitement symétrique. Ses yeux de gibier nous observaient. C'était un mâle puissant, ça se voyait à sa carrure.
J'hésitais à réveiller la jeune femme. Elle était si fatiguée. Et peut-être que l'animal l'effraierait et il finirait par fuir. Je décidai de ne rien faire. Je continuai de l'observer en silence. Le bishtag ne me perdait pas des yeux, il restait immobile.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Jeu 13 Avr - 17:01





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Un rêve blanc maintenait Clarke dans un sommeil profond depuis plusieurs heures. Son esprit et son corps étaient en pause. Elle n'avait pas eu un sommeil aussi réparateur depuis bien longtemps. Cela remontait probablement à ses seize ans. Elle allait bientôt en avoir dix-huit. Elle se laissait flotter paisiblement dans le sommeil, sans aucune pensée, sans aucune raison de se réveiller. Elle se sentait bien. Pour une fois, ce n'était pas elle qui devait s'occuper des autres. Non, on s'occupait d'elle, on la gardait en sécurité, et c'était ça qui lui avait permis de trouver le sommeil. Inconsciemment, elle pouvait sentir la chaleur du feu sur son visage, elle était rassurée par les caresses que recevait sa main. Rien ne pouvait la réveiller. Du moins, jusqu'à ce que des images apparaissent dans son esprit, l'alertant d'un probable danger. Pourtant, elle sentait encore la présence de l'inconnue. Elle était encore là, elle la gardait contre elle. Tout allait bien. Alors pourquoi les yeux de Clarke voulaient-ils tant s'ouvrir ? Des craquements de feuilles, de petit bois, des sifflements dans l'air, des bruits improbables. Elle reprenait peu à peu conscience. Elle était dans une forêt, ces bruits-là étaient habituels, surtout en pleine nuit. Non, quelque chose n'allait pas. Elle avait la même sensation désagréable qu'elle avait eu sur l'Arche, quelques minutes avant qu'une aiguille ne vienne se planter dans sa peau pour laisser passer le somnifère qui ne la laissera se réveiller qu'une fois installée dans la navette prête pour le départ. C'était une inquiétude, une anxiété qui ne l'avait pas quittée depuis son arrivée sur Terre.

Une sorte de hennissement lui fit ouvrir les yeux. Clarke se redressa brusquement et oublia tout ce qui s'était passé depuis son réveil dans la navette. Quelqu'un la tenait, et elle eut l'image des gardes qui venaient la conduire à la mort. Sans laisser le temps aux souvenirs de revenir, elle repoussa la personne et la plaqua au sol, un bras contre la gorge de celle-ci. Elle leva les yeux vers ce visage inconnu et pourtant familier. Les souvenirs lui revinrent en flashs et elle se demanda comment elle avait pu oublier. Elle leva la tête à un nouveau craquement et la vue d'une bête la stupéfia. Incapable de bouger, elle observa l'animal qui les jaugeait avec méfiance. La bête recula de quelques pas, Clarke s'étant relevée trop brusquement. Allait-elle les attaquer ? Clarke n'eut pas le temps d'y penser. A peine s'était-elle jetée sur la seule personne qui, dans ces bois, avait osé l'aider qu'elle s'écroula, abattue par les douleurs qui venaient tout juste de lui revenir. Cette nuit en forêt n'était finalement pas de tout repos. Elle se dit qu'il valait peut-être mieux de rouler sur le côté pour retrouver la terre et libérer la pauvre native qui avait croisé son chemin, mais son corps ne réagit pas, la douleur était trop forte. On lui en voudrait peut-être pour avoir agi ainsi, mais Clarke voyait de plus en plus les derniers événements comme un rêve. Une inconnue plaisante, un cerf à deux têtes, une nourriture nouvelle, ça ne pouvait être vrai, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Jeu 13 Avr - 22:17

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Je percevais le souffle du cerf. Il avait les yeux rivés sur nous. Si on ne bougeait pas, il allait finir par s'en aller sans demander son reste. En revanche, si l'on venait à faire des gestes brusques, cela pourrait l'effrayer et le faire charger. A ce moment-là, nous étions très mal. C'est pour cela que je décidai de ne pas réveiller la fille endormie. Elle prendrait peur et réagirait mal, nous mettant en danger. Je ne perdais pas des yeux l'animal qui nous observait l'air intrigué. Il semblait se dire "mais que font ces natifs dans la forêt au milieu de la nuit ?".
Malheureusement, le hasard décida autrement de notre destinée... Car la blonde se réveilla. Brusquement, elle se redressa alors que ma main était encore serrée à la sienne. Par réflexe je ne l'ai pas lâchée. Je fus très surprise par son réveil soudain, et n'eus pas le temps de réagir lorsqu'elle me repoussa violemment me plaquant ainsi au sol et me menaçant en mettant son bras sur ma gorge. Son regard croisa le mien, puis celui de l'animal et de faiblesse, se laissa tomber lamentablement sur le sol. Je ne la comprenais pas, et cette jeune femme commençait sérieusement à m'exaspérer. Le bishtag surpris lui aussi recula de quelques pas. Il agitait nerveusement ses oreilles et ses jambes semblaient instables. J'allais devoir m'en occuper avant qu'il ne perde patience. Mais avant, je sortis mon couteau de sa fourre et le plaquai sous le cou de la blonde, lui crachant en murmurant pour ne pas plus effrayer le mammifère :
-Assez Skaigada* !
Sous l'exaspération, je laissai échapper ce mot dans ma langue natale. Tant pis si elle ne le comprenait pas, le couteau lui servant certainement de compréhension à lui-même.
Après m'être occupée d'elle, je me levai gentiment, restant courbée, faisant aller doucement ma main. Je restais de l'autre côté du feu. Cela effrayait le bishtag. Et ça me faisait par conséquent une protection en plus. Il continuait de me fixer, j'entendais son puissant souffle. La bête paraissait énorme avec ses bois sublimes. Je ne voulais pas le tuer, juste le faire fuir de notre campement de fortune sans pour autant nous blesser. Mais une odeur, ou quelque chose, dû le surprendre. Il se cabra, émettant un fort hennissement propre à son espèce puis fonça sur moi à toute allure, ses bois fixés dans ma direction.
Je devais réfléchir vite. Se battre contre un animal n'était pas si différent qu'avec les humains. Bien que les hommes avaient plus de technique en principe, les animaux pouvaient être très dangereux. Les bishtag d'autant plus, car pour avoir deux têtes, ils ont dû toucher à la radioactivité et nous sont donc toxiques. Ma réflexion me mena à une chose bien précise: le feu. J'attrapai rapidement une grosse branche du tas de bois que j'avais constitué à côté du foyer et en mis une extrémité dans les flammes. Si je ne voulais pas la tuer, là était ma seule solution. Mais le bois prenait trop de temps à s'enflammer, alors je dus lâcher le bois et éviter son attaque en tournant de l'autre côté du feu. Mais ainsi, il était exposé directement à la blonde qui ne pourrait rien contre une telle bête. Et même si elle m'avait tant énervée, je refusais d'avoir fait tous ces efforts et qu'elle finisse empaler par un bishtag. J'attrapai la branche qui avait enfin pris et courus dans le dos du cerf qui s'apprêtait à charger. Je lui donnai une claque sur le derrière et il se retourna rapidement, me déchirant mon vêtement et ma peau à l'épaule du bout de ses bois. Le feu impressionnant juste devant ses yeux, il sembla se calmer et alors que j'agitais la torche face à lui, il finit par s'enfuir dans les bois en sautant par-dessus les buissons.

Je restai quelques instants, sans un mot, le regard fixé dans la direction de sa fuite. Plus de bruit à par le feu qui continuait de se consumer et qui nous avait sauvé la vie ce soir-là. Une fois certaine que le bishtag s'était bien enfui, je me retournai et lançai la torche dans les flammes. Je m'assis à nouveau près de la lumière, afin de constater les dégâts de ma blessure. Heureusement, ce n'était rien de grave. La plaie n'était pas profonde. Mais elle apportait néanmoins son lot de grimaces.


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