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 Vertiges w/Clarke kom Skaikru

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 5 Mai - 0:07

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Plus les secondes passaient, plus je me rendais compte d'une chose. Le temps avait enfin ralenti. Il avait compris que nous ne pouvions nous séparer à l'instant, que nous avions besoin de nous retrouver et d'attendre que chacun de nos coeurs soient prêts à reprendre leur route. Cette étreinte me faisait comprendre une chose importante.
J'avais trouvé la fille du ciel épuisée, blessée, au milieu de ces bois. Son corps avait eu besoin de soins, mais pas seulement lui. Car la force ne venait pas uniquement des muscles, des jambes, des bras. La force se trouvait au plus profond de nous, de notre esprit. Si notre esprit lui-même est écorché, il est évident que l'on trébuche. Ce rapprochement était la dernière chose dont elle avait besoin et j'avais mis bien trop longtemps à le comprendre. Si j'avais agi plutôt, peut-être n'aurait-elle pas failli sa vie dans ce ruisseau. Mais cet acte avait été pour moi un choc, un élément déclencheur de tout ce qui s'était déroulé par la suite. J'avais vu en son corps dérivant ma propre vie, ma propre humanité, se noyer eux aussi. Mon peuple n'aurait jamais considéré cette jeune femme comme quelqu'un d'important à leurs yeux, mais moi oui. Je m'étais portée à son secours sans réfléchir une seconde, je l'avais sauvée in-extremis d'une mort certaine. Et quelques instants plus tard, me voilà auprès d'elle dans cette forte étreinte qu'enfin le temps avait décidé de ralentir.

La forêt avait retrouvé son calme. Tout était à nouveau paisible. Même nous, formions désormais une seule et même entité, tranquille et homogène. Au milieu des arbres centenaires, ancrées dans ce sol de feuilles mortes, écoutant le doux clapotis du ruisseau. Egalement le chant des oiseaux sous le nouveau jour, la chorale d'une grenouille, la réjouissance d'un grillon. La brise dans nos cheveux, le souffle chaud dans nos cous, nos coeurs battants. Sous cette aube nouvelle, le bois avait enfin cessé de nous terrasser de ses épreuves. Au nom de nos différences, de notre humanité, de nos sentiments, nous les avions brillamment réussies. Enfin, il nous acceptait en son sein, fier de nous.

Lorsque je sentis cette petite goutte s'écrouler dans la peau fine de mon cou, j'eus pour réflexe de resserrer mon étreinte. Je voulais lui montrer que j'étais là, que je lui avais promis, que je ne la laisserais pas tant qu'elle ne serait pas prête. J'avais bien des devoirs, ailleurs. Mais elle était devenue primordiale. Elle avait devancé chacune de mes tâches. Je ne voulais que son bien. Cependant, je profitais également de ce moment pour moi-même. Voilà des lunes que je n'avais étreint quelqu'un, aussi fort, avec autant d'assurance. Je ne me souvenais pas de la dernière fois. Je ne me souvenais pas de mon dernier baiser. A sa mort, j'avais pris soin d'enterrer chaque souvenir de Costia. Chacun dans sa propre petite tombe, chacune préservant son petit secret. Elles étaient chacune dissimulées dans des recoins de mon esprit. Je ne voulais pas les dépoussiérer. Ils étaient bien là où ils étaient. Auprès de la fille du ciel, je n'étais pas aussi forte que je devrais l'être. Je me laissais porter par des émotions que je ne devrais pas telle que de la compassion, de l'attention, du bonheur. Cela me rendait dans un état de faiblesse et me remémorer ainsi les souvenirs de Costia me ravageraient. Je le savais. Car c'était la seule manière que j'avais trouvé pour me séparer de la peine de son décès. Construire en mon intérieur un mur inviolable. Que la fille du ciel avait lamentablement fragilisé.

Je ne voulais pas la lâcher. Je ne voulais pas la perdre elle aussi. Elle avait affaibli ces défenses que j'avais pris tellement de temps à bâtir et je m'étais attachée à elle. Je ne pouvais pas lui avouer. Je ne pouvais pas me l'avouer. Là n'était pas le bon moment, pas à l'aube d'une guerre contre son peuple.

-Il a dû t'en falloir du courage pour arriver jusqu'ici. Tu as le désir de vivre et le coeur sur la main. Tu es forte, je le sens à travers ton coeur qui bat. Fais bon usage de ces qualités. Elles sont précieuses, lui soufflai-je.

Je n'ai pas osé le dire. Mais ton toi tout entier est précieux, fille du ciel.


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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 5 Mai - 14:19





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Les bras qui l'entouraient se resserrèrent autour d'elle, mais non dans le but de la blesser, plutôt avec l'intention de la réconforter. Clarke se sentait plus protégée que jamais, pourtant elle était dans les bras d'une inconnue. Ce paradoxe ne suffit pas à l'effrayer. Elle avait déjà conclu le fait que cette femme ne lui voulait que du bien. C'est pour cette raison qu'un océan d'émotions déferla sur elle et elle se surprit à enfoncer un peu plus son visage dans le cou de la jeune femme native, si soudainement que ses paupières fermées, son nez, sa joue gauche, ses lèvres, se retrouvèrent plaqués contre la peau à la chaleur réconfortante. Ses bras entourèrent le dos de l'inconnue et se refermèrent autour de lui avec une force fragile. Elle pensait avoir juste besoin de quelqu'un, mais en réalité ce quelqu'un n'avait pu être n'importe qui. Il avait fallu que ce fût cette femme-là, cette inconnue qui pouvait apparaître aussi frêle que forte, lui donnant un avantage considérable. Choisir son allure avait toujours été impossible pour Clarke. Elle avait toujours été ce que les autres voulaient qu'elle soit. Ou du moins, elle avait essayé. Mais cela devenait vite fatigant. Clarke ne savait plus qui elle était, car on attendait toujours beaucoup d'elle. Sur Terre, elle tenait les rôles de médecin et de cheffe, rôles si importants que les autres en avaient presque oublié la nature de Clarke. Une jeune femme. Clarke n'était qu'une jeune femme. Parfois, dans les moments les plus durs, elle avait juste besoin d'un peu de soutien et de réconfort, ce que cette femme qui l'étreignait avec assurance réussissait à lui apporter.

Puis vinrent les mots, prononcés avec une douceur et une tendresse que Clarke ne connaissait pas. Et l'océan d'émotions la prit dans ses vagues. Clarke étouffait sous l'eau, l'air ne parvenant plus à entrer dans ses poumons. Un air de déjà vu. Ces paroles étaient sublimes, mais elles étaient fausses. Clarke n'était pas forte. Elle avait aucune des qualités énumérées. Clarke était égoïste. Elle avait laissé passer ses émotions avant le bien commun et des centaines de personnes étaient mortes à cause d'elle. Le compteur de victimes explosait dans son esprit et elle éclata en sanglot. Elle aurait pu sauver tant de monde, si elle avait aidé son père à avouer le secret que cachait le conseil, si elle était parvenue à récupérer la radio avant Bellamy, si elle avait complété sa formation de médecin, et la veille, si elle avait écouté le garçon qui était venu lui réclamer son aide au lieu de le rejeter, elle aurait pu le sauver lui. Elle ne savait toujours pas s'il avait survécu. Elle en doutait. Elle-même, en ayant réussi sa fuite, avait franchi la porte de la mort. Seule cette inconnue native avait pu changer son destin.
Ses doigts s'enfoncèrent dans les vêtements de la jeune femme. Son visage dégoulinant de larmes tourmentées trempait le cou et le col de cette dernière. Clarke n'était pas forte. Clarke était faible. Son esprit la torturait chaque jour, chaque nuit, et le seul moyen d'obtenir un moment de répit était de se plonger dans les tâches difficiles qui la fatiguaient de plus en plus. Il n'y avait pas d'échappatoire. Sauf aujourd'hui. Ce matin, elle avait fui dans les bras d'un être merveilleux, presque irréel, qui n'irait pas crier sa faiblesse partout dans le camp. Au contraire, la native voyait Clarke autrement. Un changement radical pour la jeune délinquante.
- Ma présence ici est une erreur, parvint-elle à dire entre deux sanglots, et mes erreurs ont coûté beaucoup trop de vies pour que je sois quelqu'un de bien. Elle fit une pause. Maintenant qu'elle revoyait toutes ses fautes, elle pensait qu'elle ne méritait aucun réconfort. Elle se redressa, juste assez pour croiser le regard de la jeune femme. J'ai les cœurs des autres sur les mains. Telle était sa conclusion. Et l'accablement lui clamait que cela ne s'arrangerait pas avec le temps.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 5 Mai - 18:33

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Cette jeune fille réservait encore bien des secrets qui ne cesseraient de m'étonner. Je me laissais avoir par ses instants de détresse et suite à une parole qui ne lui plaisait pas me reprendre des messages de haine. Voilà pourquoi je n'aimais pas me rapprocher trop des gens... Ils étaient imprévisibles.
Je sentis un gros sanglot émerger de la fille du ciel. Des pleurs forts qui me prirent aux trippes. Je ne pensais pas qu'elle allait craquer, elle s'était toujours beaucoup retenue jusqu'à lors. Mais visiblement elle avait atteint le summum de ce qu'elle pouvait contenir et elle avait fini par laisser ses émotions gagner. Chose que je n'avais plus fait depuis bien des années. Mes émotions étaient enfermées et je ne les laisserais pas prendre le dessus, sur aucune situation. Cela ouvrirait en moi des failles et mes ennemis sauraient les percevoir pour en user contre ma volonté. C'était ce qui était arrivé avec Costia. Et je ne voulais jamais recommencer une telle chose.
Je sentis ses doigts s'enfoncer dans mes vêtements tandis que ses lèvres continuaient de crouler, mouillant l'intérieur de mon cou. Etait-ce à cause de mes mots qu'elle était dans un tel état ? Que se passait-il en son fort intérieur ? Que pouvait bien cacher une fille du ciel ? De terribles secrets à en croire ces sanglots qui la ravageaient... J'aurais aimé savoir quoi, savoir quels étaient les problèmes auxquels ils faisaient face dans l'Espace. Mais c'était déplacé pour l'instant. Alors je me contentais de la serrer. De lui montrer ma présence. Mais visiblement, elle avait à nouveau décrété que toute cette nuit était une erreur, qu'elle n'aurait pas dû se laisser avoir par ma bonté.
- Ma présence ici est une erreur, et mes erreurs ont coûté beaucoup trop de vies pour que je sois quelqu'un de bien.
Combien de fois devrais-je lui répéter que ce n'était pas une erreur ? Comment pouvait-elle penser cela alors que quelques instants plus tard, elle espérait me revoir un jour au bord de ce ruisseau ? Plus ça allait et plus je me mis à penser que cette jeune femme était soit fortement lunatique, soit ravagée par ses actes qui la tourmentaient.
- J'ai les cœurs des autres sur les mains.
Telles étaient les paroles d'un leader. Car dans ses mots, tout portait à croire qu'elle devait mener son groupe et que suite à de mauvaises actions, elle avait commis la mort de certains. Si cela était bien son rôle dans son campement, je la comprenais. Etant moi-même la commandante de plusieurs milliers de personnes, je savais à quel point c'était difficile de prendre des décisions. Mais il fallait vivre avec. Il faut assumer ses choix, car un chef ne peut pas toujours faire les bons. Elle devait prendre ça en compte. Nous étions tous humains, l'erreur fait partie de nous. Tout comme la guerre. Elle devait l'accepter. En tant que leader, nous avons les coeurs de nos guerriers dans nos mains. A nous de décider s'ils allaient mourir aujourd'hui ou non. Mais là était la force d'un commandant. Savoir regarder ses combattants dans les yeux et leur dire "va mourrir pour moi". On m'avait toujours appris à penser, à vivre ainsi. J'avais été formée à être ce que je suis. Et il fallait être fort pour soutenir toutes ces responsabilités. Mais peut-être que la fille du ciel n'avait pas eu le choix, qu'elle avait été obligée de prendre ce poste, au nom de la survie de son groupe. Voilà un acte noble également.
-Là est le résumé de la vie d'un leader. Ils ont la vie de leurs hommes entre leurs mains.
Elle s'était décollée de moi depuis plusieurs instants maintenant. Mon cou, humidifié par ses larmes, me fit frissonner par la chaleur manquante. Assise l'une en face de l'autre, nous nous regardions alors que ses pleurs commençaient à se calmer lentement.
-C'est toujours marquant de perdre les siens suite à de mauvaises décisions. Mais on ne peut pas sauver tout le monde.
Et en ces mots, je me retrouvais. Parfois, il fallait perdre une bataille pour gagner une guerre. C'est ainsi que ça marche, sur Terre. Il suffit d'être malin et de voir plus loin que le bout de son nez. Surprendre l'adversaire.
Il était temps de lui redonner espoir, avant qu'elle ne décide de s'enraciner au bord de ce ruisseau, de peur de décevoir encore les siens. Si on se laissait envahir par la peur, alors là, c'en était fini de nous. Ce sentiment nous poussait à mal agir, sans bien réfléchir. Il était très dangereux. Comme toutes les émotions finalement. Je me levai donc, d'abord une jambe puis une seconde sur laquelle je pris appuis. Me dressant face à la jeune femme, je tendis mes deux bras, prête à la soutenir au moment de se lever. Car je ne voulais pas risquer un nouveau froissement d'épaule ou une cheville tordue. De quelques mots simples sur un ton encourageant, je lui dis:
-Allez. On m'a toujours appris à voir de l'avant. Tu te dois d'avancer. Si ce n'est pas pour les tiens, fais-le pour toi.
Je soupirai. Il fallait qu'elle se lève. J'aurais aimé rester avec elle, mais désormais, sur son visage ravagé de larmes, il fallait que je la tire de ses méandres. Elle ne devait pas abandonner. Pas alors que je venais de lui sauver la vie.
-Je ne t'ai pas sauvé la vie pour que tu te morfondes ici. Tu dois être attendue chez toi. Il est temps de retrouver ceux qui croient en toi. Car je suis sûre qu'il y en a.


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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Dim 7 Mai - 23:05





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Aussi gentilles que les paroles de la native se voulaient, Clarke eut un haut-le-coeur. Car pendant son discours, la jeune femme s'était relevée. Celle-ci avait beau vouloir l'aider, Clarke n'avait pas besoin de ses paroles, mais de ses bras. Et maintenant qu'elle ne pouvait plus les avoir, Clarke se sentait mal. Elle avait le goût amer de l'abandon en bouche qui se renforcerait alors qu'elle essaierait de rejoindre son camp. Pourquoi s'était-elle laissée aller dans cette étreinte alors qu'elle savait que celle-ci se terminerait bientôt ? Trop tôt. Et même si ce n'était pas rationnel de le faire, Clarke en voulut à cette femme inconnue. Car cette dernière venait de sonner la fin de leur rencontre. Clarke se leva, mais sans aide. Elle prit plus de temps à se lever et dut fermer les yeux quelques secondes pour calmer les vertiges qui l'assaillaient, mais elle n'accepta pas l'aide qu'on lui proposa. Le moment de paix était terminé.
- Je ne suis pas un leader, sinon je ne serais pas là.
Elle n'avait rien d'une cheffe. Elle avait abandonné les siens, avait mené à leur perte plusieurs de son groupe, et aujourd'hui elle les délaissait. Elle ne méritait aucun titre honorifique, puisqu'elle n'avait pas d'honneur. Elle allait revenir au camp, même si elle n'était pas certaine de le vouloir. Elle allait dormir quelques heures et verrait ensuite ce qu'elle ferait. Mais pour l'instant, elle était trop troublée pour réfléchir clairement. Elle ne savait même pas si elle réussirait à retourner au camp. Ses jambes avaient déjà du mal à la tenir debout, alors marcher sur une longue durée... elle n'y croyait pas. A ce moment-là, elle ne croyait plus en rien. Cela lui faisait mal de croire. Elle avait voulu croire en un moment de paix avec cette inconnue et désormais il était terminé. Elle ne la reverrait jamais. Elle ne savait plus si elle le voulait. Elle ne savait plus rien.

- Je suppose qu'on se sépare maintenant. Elle prenait sur elle pour vider ses yeux de toute émotion, refusant de laisser apparaître son désespoir. Elle avait fait l'erreur de laisser les larmes couler devant cette native, et elle se retrouvait jugée à nouveau. Elle était si faible, si naïve. Elle ne se supportait pas. Elle voulut adresser un au revoir, une dernière parole, pour dire qu'elle restait quand même reconnaissante d'avoir été sauvée. Mais aucun son ne sortit de sa gorge serrée. Elle ne parvint même plus à regarder cette inconnue qu'elle ne voulait pas quitter. Elle se tourna vers le ruisseau et le traversa lentement, ignorant la douleuru dans sa cheville, tâchant d'ignorer son cœur douloureux et la peine qui la tiraillait de toutes parts à l'idée d'être seule à nouveau, abandonnée par tous. Elle avait l'impression d'être une enfant perdue. La fatigue et la douleur faisaient remonter toutes ses peurs qui revenaient la frapper encore une fois maintenant que la femme native n'était plus là pour les garder éloignées.
Sa traversée du ruisseau était terminée. Elle était encore trempée et elle le resterait probablement pour de longues heures étant donné la météo automnale. Clarke imagina son cœur s'arrêter à nouveau pour lui offrir une paix éternelle. Plus de peine, de douleur, de cauchemars. Plus personne ne pourrait la voir comme plus que ce qu'elle était : une jeune femme. Rien que le cadavre d'une fille. Rien de plus. Et peut-être que, une fois morte, on l'écouterait. On se rappellerait des choses qu'elle avait dites et on se dirait « Elle avait raison. ». Ou alors, on l'ignorerait. Tant pis. Clarke posa la main sur le premier arbre qu'elle trouva en face du ruisseau. Elle avait trop mal. Ce n'était pas le jour où elle était quelqu'un de fort. Elle aurait voulu aller plus loin pour se cacher et se débarrasser de cette honte qui la rongeait, mais ça lui était impossible, son corps ne voulait plus avancer. Elle se laissa glisser à genoux, ses jambes tremblantes, et laissa un hurlement de douleur libérer sa gorge de l'étouffement. Elle avait besoin de s'en débarrasser pour repartir. Laisser près de ce ruisseau toute la peine qui l'empêchait de continuer.
Elle avait quitté le camp à cause de son besoin de solitude, et aujourd'hui elle ne supportait plus cette solitude écrasante.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 8 Mai - 22:55

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Je décernai bien assez rapidement que la jeune femme n'apprécia pas que je mette fin ainsi à notre soirée, qui était devenue nuit puis matinée. Mais elle ne semblait pas comprendre que ça ne pouvait devenir une journée, j'avais concilié certains de mes devoirs pour rester avec elle mais je ne pouvais faire trop d'exceptions. Le soleil commençait à se faire haut dans le ciel. Avec toutes ces mésaventures, je n'avais pas vu le temps passé, je n'aurais même pas été capable de dire combien de temps nous sommes restées enlacer. Bien sûr que j'aurais préféré rester avec elle, mais cela était impossible. Et je songeai de plus en plus à ce que cette jeune femme venait d'éveiller en moi. Des sentiments. Exactement ceux que je fuyais. Je m'étais beaucoup trop livrée à elle, beaucoup trop montrée en tant que femme faible et non en tant que Commandante. Certes, je n'aurais pas pu face à elle, tout aurait été différent si elle avait su depuis le début que j'étais la cheffe de son ennemi. Déjà, ce fait changeait énormément dans mon esprit. Car là, je ne m'étais pas montrée en tant que commandante, j'avais mis ce caractère que je m'étais forgé de côté. Je m'étais retrouvée en tant que petite fille insouciante telle que je l'étais quand Anya m'avait recueillie il y a de ça bien longtemps maintenant. Avec elle, j'étais redevenue une Lexa que je n'étais pas. Et en aucun cas je devais la laisser réapparaître. Il en allait de mon rang. De ma propre vie.
La fille du ciel se releva sans accepter mon aide. Mon coeur se serra, une fois. Mais ce n'était que le début d'une longue série. Alors que quelques instants plus tard nous nous étreignions de tout notre possible, elle avait l'air de me détester en ce moment. Mais peut-être en valait-il mieux ainsi ? Valait-il mieux qu'elle me haïsse pour que je passe à autre chose, pour que je cesse de vouloir rester avec elle jusqu'à ce qu'elle soit vraiment prête ? Vraiment prête à repartir chez elle ? Quand le serait-elle ? Trop de questions temporelles que je ne pouvais pas prendre le temps de traiter... Notre rencontre devrait s'achever là. Peut importe le sentiment que je lui laisserai. Je garderai en moi le souvenir d'une nuit agitée et d'une jeune femme au coeur généreux à qui j'ai sauvé la vie. Et que j'ai étreint aussi fort que s'il pouvait s'agir de Costia... Costia qui me manquait tant.
- Je ne suis pas un leader, sinon je ne serais pas là.
Je ne répondis rien. Elle se comportait comme une peine perdue malgré les mots que je venais de lui adresser. Ne comprenait donc elle pas ce qu'elle était réellement ? Peut-être que mes suppositions étaient fausses et qu'elle n'était pas un leader. Mais si elle avait un peu plus confiance en elle et un peu plus de courage, elle aurait toutes les meilleures qualités pour. Je savais reconnaître les gens forts, et elle l'était. Bien qu'elle ne devait pas se trouver dans une bonne période -et je pouvais le comprendre bien que je ne connaissais pas toute sa vie- mais tout finissait toujours par s'arranger. Elle venait d'arriver sur Terre, elle avait toute cette nouvelle vie devant elle et elle ne devait pas l'abandonner.
- Je suppose qu'on se sépare maintenant.
Une petite voix dans mon esprit voulait la serrer contre moi encore une fois. Peut-être même l'embrasser, aussi brièvement que toute à l'heure, afin d'être certaine que toute cette nuit n'était pas le fruit d'un étrange rêve. Mais elle fuyait mon regard, impassible. Mon coeur se serra encore. Alors que je voulais l'attraper, elle commença à s'éloigner, lentement. Elle franchit ce terrible ruisseau malgré sa cheville douloureuse. A chaque pas qu'elle faisait, je sentais quelque chose en moi s'éloigner un peu plus. Toutes les émotions qu'elle avait su m'apportées repartaient avec elle. Je l'observais partir, alors que je pouvais presque encore sentir la chaleur que m'avait prodiguée son étreinte, ses larmes humides qui avaient mouillé mon cou. Je n'arrivais pas à décrocher mon regard de sa silhouette que je connaissais si bien désormais. En la voyant s'éloigner, je voyais Costia repartir, s'éloigner, puis mourir. Mon coeur battait à tout rompre. Reste. J'aurais voulu lui dire, j'aurais voulu agir. J'aurais voulu être personne, être une inconnue pour le monde entier, l'attraper et fuir avec elle. Cette séparation créait en moi de terribles émotions et c'est à ce moment que je crus bon qu'enfin, il était temps à moi aussi, de me retourner. A sa mort, j'avais regardé le dos tourné de Costia qui plus jamais ne me reviendrait et après de longs moments de tristesse, de solitude et de peur, j'avais fini par moi aussi lui tourner le dos. Et là, je devais faire la même chose, le ruisseau agissant telle une frontière infranchissable entre nos deux mondes. Je la vis s'appuyer à cet arbre, à bout de force, alors qu'il lui restait tant de chemin à parcourir.
Je baissai la tête. Mon coeur se serra. Je lui adressai un dernier regard, espérant croiser le sien. Mais rien ne se passait. Je ne voyais que son dos glacial. Je me retournai, fis quelques pas, mon coeur se serrant un peu plus à chaque mètre supplémentaire et je finis par courir. Les buissons me fouettant les mollets, l'air frais se fracassant sur mon visage tiédi par le sien. Encore une fois, je fuyais.

J'attendis de recouvrer mon souffle avant d'entrer dans le village de TonDC. Ses habitants étaient déjà debout, et tous me regardèrent étrangement en me voyant pénétrer dans le village, seule. La Commandante ne se baladait jamais seule. Gustus fut le premier à venir m'accueillir.
-Heya, Heda. Où étiez-vous passée ?
-Heya Gustus. J'avais besoin de prendre l'air, ce matin.
-Seule ?
-Bien sûr Gustus que j'étais seule. Comme toujours.
Je lui adressai un bref regard, puis le dépassa. Je retrouvai ma solitude. Comme je l'étais depuis bien des années. Quand je fermais les yeux, je revoyais la fille du ciel appuyée contre cet arbre et sur le moment, je m'en voulais de ne pas l'avoir rattrapée pour lui adresser un réel au revoir. Mais il valait mieux que notre rencontre se termine ainsi. Il valait mieux qu'elle me déteste. Se serait plus simple pour la suite.

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