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 Catch me if you dare ft. Owan

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MessageSujet: Catch me if you dare ft. Owan   Dim 3 Sep - 17:26

Date du RP// 6 Oct. 2149 (APM) — Après le châtiment d'Abigail Griffin



Catch me if you dare
Reality always has the last word (Delphine de Vigan)

We want war

Pour le Camp Exodus, Marcus Kane ne pouvait désormais plus faire grand-chose. Concrètement, il avait déjà fait tout ce qui était en son pouvoir pour lui donner sa chance, pour le rendre plus fort, moins vulnérable. Il avait fait tout ce qu'il voulait faire, tout ce qui lui paraissait juste et avisé ; il avait préparé le Camp Exodus à tourner sans lui, et maintenant que c'était fait il n'avait plus qu'à attendre et espérer. Sa mission était dangereuse, naïve, suicidaire, mais les bienfaits qu'elle pouvait leur apporter valait bien tous les risques du monde. Kane le savait, il aurait regretté ne pas le faire, de ne pas le tenter.

Il n'avait plus grand-chose à faire pour le camp, mais cela ne l'empêchait pas de se rendre utile : il fallait de l'eau pour le campement et les réserves ne se remplissaient pas toutes seules. Respectant le protocole qu'il avait lui-même instauré, il emporta deux hommes avec lui et, armés, ils quittèrent le couvert du campement. Les excursions dans la forêt étaient toujours aussi risquées, car non content de devoir se méfier des Natifs ils devaient également prendre en considération la faune de leur nouvel habitat, tout aussi hostile. Kane avait eu la chance de ne pas en faire l'expérience personnellement, mais d'autres n'avaient pas eu cette félicité et étaient revenus sacrément amochés par une rencontre malheureuse. Kane n'avait pas peur de la forêt, mais il était suffisamment sage pour ne pas être imprudent … après tout, le danger venait de lui-même, aller à sa rencontre n'était pas forcément utile.

Chargés des barils vides, les trois hommes prirent le chemin de la rivière dans un silence à la fois pesant et apaisant. Malgré toutes les tragédies qu'ils avaient vécues depuis leur atterrissage, la Terre était exactement comme Marcus se l'était imaginé, ou presque. La Terre était belle et infinie, il fallait le voir pour le comprendre. Toutes les photographies, tous les textes qu'ils avaient réussi à sauver ne pouvaient rendre hommage à cet immense tableau qui se dessinait chaque jour devant eux. La vie, la vraie vie se trouvait sur Terre : ils avaient eu tort de l'oublier et leurs ancêtres d'y renoncer. Mais cette beauté, cependant, cachait bien des dangers ; des dangers qui venaient rarement de là où l'on s'y attendait. Tandis qu'il avançait sans un bruit, Marcus allait en faire l'amer expérience. Il y eut d'abord un craquement de branche derrière-eux, suivis d'un bruissement de feuille hâtif, trop hâtif pour être naturel. Kane et ses hommes s'arrêtèrent brusquement, les sens aux aguets, et parce qu'ils avaient trop peur pour hésiter ses deux soldats lâchèrent les barils pour prendre les armes. Parce qu'il savait qu'ils ne s'en sortiraient pas aussi facilement, Marcus les imita et scruta les fourrés alentours. Le danger pouvait venir de nulle part et il le savait : tout autour d'eux s'étendait des troncs d'arbres et des hautes herbes, cachette idéale pour n'importe quel Natif ou animal suffisamment hardi pour s'en prendre à eux.

Il n'y eut bientôt plus aucun bruit et par instinct, les trois hommes se rassemblèrent pour former un cercle. Kane les sentait dans son dos et n'avait pas la naïveté de croire que le danger s'éloignerait sans avoir eu son dû. Il n'avait pas non plus la naïveté de croire qu'il s'agissait d'un simple animal ; non, il savait exactement ce que c'était et ses hommes aussi.

« — Messieurs, quoi qu'il arrive, ne tirez pas pour tuer » déclara Kane, sans quitter les fourrés des yeux « Ne donnons pas davantage de crédit à leur vision des choses »

Ils étaient des naufragés, pas des conquérants. Ils n'avaient pas l'intention de répéter les mêmes horreurs que leurs ancêtres … pas s'ils avaient le choix du moins.

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MessageSujet: Re: Catch me if you dare ft. Owan   Lun 4 Sep - 1:16



Catch me if you dare


J'essayais de marcher sur le camp skaikru. J'essayais. Lyorah avait disparue, introuvable dans le coin, et la seule hypothèse qui me restait était celle supposant qu'elle avait été enlevée par Skaikru. Je n'en étais pas tout à fait certain, mais de toute façon, il fallait que je vois le nouveau camp, même de loin. Cela me répugnait, et pourtant je ressentais le besoin de savoir ce qui s'y tramait. Elmet avait failli y rester lors de la bataille, et mon mentor avait été sauvé de justesse. Il s'en remettrait, j'y croyais, mais pour l'instant, ce n'était pas lui qui m'inquiétait le plus.
La guérisseuse avait disparue en un instant et je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable. Elle m'avait aidé en acceptant de prendre Elmet en charge immédiatement et m'avait écouté tandis que je perdais mon calme. Sans elle, j'aurais sûrement fait une belle connerie ce soir-là, pire encore que ce que j'essayais de faire aujourd'hui.

Je marchais lentement, prenant le temps de respirer profondément. Mes mentors - si on pouvait appeler les trois seuls guerriers de mon village ainsi - me l'avaient fait remarquer à plusieurs reprises, et ce de manière assez douloureuse : j'étais impulsif. C'est à cause de cette impulsivité que j'avais été arrêté et c'est aussi à cause de ça que j'avais échoué dans mes cinquante premiers combats. J'avais participé à beaucoup de duels avant de comprendre que l'important n'était pas de foncer comme un dératé sur l'adversaire, mais de réfléchir à la façon dont allait se dérouler son offensive. Eventuellement, penser aussi à sa défense, mais ce mot-là, je ne le connaissais pas avant qu'on me l'apprenne à coup de bâtons en bois. Mes mentors étaient rudes, pourtant ils me paraissaient moins froids que les archéens.
Après ta mort, j'avais peut-être accusé à tort, mais j'avais surtout cherché des réponses. Ne s'étaient-ils pas posé la question ? Pourquoi une ado sans problème apparent se suiciderait du jour au lendemain ? Ils n'avaient pas cherché à savoir. Et s'ils l'avaient fait, les coupables n'avaient pas été punis.

Sur l'Arche, on punissait les gens pour peu. Tu te suicides, et la loi disparaît. C'est comme s'ils avaient considéré que tu t'étais autopunie pour un crime que tu n'avais pas commis. Affaire réglée. On jette le corps et on oublie.

Je m'accroupis dans les forêts. Trois silhouettes se dessinaient entre les arbres. Je glissai derrière les buissons, tâchant de rester le plus discret possible, pour voir un peu mieux. Je me déplaçai en quart de cercle autour d'eux, entre les arbres et les branchages, jusqu'à ce que je puisse enfin apercevoir leurs visages. Je me figeai. Skaikru, bien sûr. La présence de leurs armes pointées vers la forêt ne faisait aucun doute. Je fixai chaque visage et m'arrêtai sur un homme en particulier. Trois hommes de l'Arche et il eut fallu que je tombe sur celui-là en pleine forêt. Je baissai les yeux, l'image d'un serpent crachant son venin me traversa l'esprit.
C'était lui, le chef de la sécurité qui n'avait pas été foutu de prévenir le suicide d'une adolescente. Il avait été bien trop occupé à faire des orphelins en tuant des parents pour une raison futile. Toute ma génération aurait pu se suicider qu'il aurait observé, choqué, impuissant, car il n'avait des solutions que pour les délinquants, non pour les victimes. Mia avait été victime de beaucoup de choses, mais l'histoire de sa mort m'était encore trouble. L'injustice faillit me pousser en plein dans le petit groupe armé, mais je n'étais plus Carter désormais. Carter Wilson était mort avec Mia. Leurs mémoires vivaient en moi, c'était leur façon d'exister.

Owan avait appris à considérer un événement. Malgré le pincement aigu dans ma poitrine, je savais que je ne réussirais pas à atteindre les hommes en me précipitant sur eux. La seule arme que j'avais sur moi était un petit poignard reposant dans son fourreau, contre ma taille. Mais j'avais tout de même un avantage. Au moins l'un des trois me connaissait. Il me reconnaîtrait. Il ne tenterait rien contre moi tant que je ne faisais rien. Alors, je sortis de ma cachette, les mains en l'air, marchant calmement vers eux. Un calme qui me sciait les côtes et me fendait le crâne. Je devais tenir. Elmet n'avait pas passé autant de temps à m'entraîner pour que je laisse mon impulsivité resurgir de sitôt.
Je saisirai ma chance, mais pas tout de suite. Pas tant que des armes hors de ma portée me menaçaient.




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MessageSujet: Re: Catch me if you dare ft. Owan   Mar 19 Sep - 10:48



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Bientôt, des fourrés sortit une silhouette, moins impressionnante que Marcus ne se l'était imaginé. Les mains en l'air, il avançait lentement, le corps à découvert malgré l'allure menaçante des soldats armés. Pendant un instant, Kane scruta l'individu … depuis qu'il était ici, sur Terre, c'était la première fois qu'il rencontrait un Natif qui n'était pas hostile à leur égard. Cette dernière idée, cependant, ne manqua pas d'interpeller Marcus et de le rendre prudent : quelque chose n'allait pas, n'était pas normal. C'était peut-être un piège, un subterfuge pour leur faire baisser leurs armes et Kane n'écartait pas cette possibilité. Il avait cru comprendre que les Natifs ne manquaient pas d'ingéniosité pour parvenir à leur fin et Marcus n'avait pas l'intention de les sous-estimer.

Pourtant, à mesure que le garçon s'approchait, une impression de déjà-vu s'empara de l'ancien Conseiller. A l'affut, ses hommes restèrent plantés sur leur position, tandis que l'esprit de Kane tournait, tournait … il avait vu tellement de visages, tellement de choses au cours de sa vie. Marcus avait le sentiment de connaître le garçon qui se présentait devant lui, mais comment ? C'était un Natif, et pourtant il savait qu'il le connaissait depuis plus longtemps que ça. Et puis, presque soudainement, cela lui revint enfin comme un éclair de lumière.

L’Arche avait envoyé 100 jeunes sur Terre. 101 individus avaient finalement atterri sur Terre et Marcus avait pris soin de recenser tous ceux qui étaient parvenus à survivre. Certains avaient succombés aux guêpes tueuses, d’autres étaient morts tués par les Natifs, mais parmi tous les jeunes manquants un seul restait introuvable : Carter Wilson, qui avaient vraisemblablement disparu quelques heures après l’atterrissage de la navette. Sans comprendre pourquoi, les jeunes ne l’avaient jamais revu après sa fuite et tout le monde avait supposé qu’il était mort d’une manière ou d’une autre. Maintenant que cela lui revenait, Kane se souvenait de lui avec une précision presque indécente. Son histoire atypique n’avait pas manqué de marquer les autorités sur l’Arche, et plus encore ceux qui avaient été chargés de s’occuper de son cas. L’affaire Wilson avait été de ces exemples qui montraient combien le système de l’Arche pouvait être obsolète et impuissant. Kane avait été témoin du processus qui avait mené le garçon en prison et de cette fatalité qui l’avait conduit jusqu’ici. Ils avaient tout fait pour sauver Carter Wilson, mais personne ne pouvait sauver quelqu’un qui ne le voulait pas. Kane s’en souvenait comme si c’était hier, et du point de vue de Kane, l’emprisonnement de Wilson ressemblait à celui de Clarke Griffin, à quelques choses prêtes. L’Arche les avait emprisonnées pour les protéger, pour leur donner le temps de saisir cette seconde chance dont ils ne voulaient pas. En emprisonnant Clarke Griffin, Kane lui avait donné du temps pour réfléchir et revoir son jugement ; en emprisonnant Carter Wilson, Kane lui avait donné du temps pour faire son deuil et pour comprendre que, malgré tous ses reproches, personne n’était responsable de la mort de cette adolescente qu’il souhaitait tant venger. Marcus ne s’était pas convaincu du bien-fondé de leurs emprisonnements pour mieux dormir la nuit : c’était un choix qu’il avait fait, car à ses yeux l’emprisonnement était une chance, une chance de pouvoir recommencer. La plupart des délinquants, pourtant, ne voyaient pas cela comme ça … comprendraient-ils un jour ? Marcus n’en savait rien.

En cet instant précis, cependant, cette question avait bien peu d'importance. Tandis que le jeune homme s'avançait, Marcus quittait sa position, lâchant des yeux le viseur de son arme pour se concentrer davantage sur le garçon. Kane le fixa mais malgré son visage familier, il sentait que quelque chose n'allait pas … malgré cette intuition, il fut le premier à baisser sa garde.

« — Abaissez vos armes » ordonna-t-il à ses soldats. Et comme pour les inciter à suivre sa conduite, il lia le geste à la parole et les apaisa d'un signe de main. Ils ne rompirent cependant pas leur formation, car Kane restait prudent. Wilson ressemblait plus à un Natif qu'à un membre de son peuple désormais et cela ne manquait pas de l'interpeller.

« — Wilson » l'appela Marcus, son fusil toujours en main bien qu'abaisser « Carter Wilson. Je me souviens de vous » déclara l'ancien Conseiller « Les autres pensent que vous êtes mort » fit-il remarquer. Marcus, cependant, ne savait pas vraiment à qui il avait à faire. Si la haine de Wilson était toujours aussi grande, Kane savait qu'il aurait tout intérêt à rester sur ses gardes. Il se souvenait de la rage du garçon, de cette colère qui l'avait conduit dans les Sky Box … une telle hargne ne s'évaporait pas aussi facilement et il le savait.

« — Vous avez survécu tout ce temps seul ? » lui demanda Marcus. En vérité, Kane connaissait déjà une partie de la réponse, et lentement le schéma se dessina dans son esprit … restait à savoir dans quel camp le garçon était réellement.

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MessageSujet: Re: Catch me if you dare ft. Owan   Mar 3 Oct - 12:52



Catch me if you dare


Sa voix me parvenait comme un sifflement aigu qui froissait mes tympans. Je me tenais debout à quelques mètres de lui et je ne pouvais rien faire. Je devais le laisser parler. Lui répondre. Retenir la rancune au creux de ma poitrine quitte à étouffer. Il abaissait progressivement son arme, et j'imaginais son espoir de retrouver l'un des jeunes qu'il avait laissé tomber sur Terre en vie. Combien, parmi les Cent, étaient morts dans les premiers jours sur la planète ? Combien étaient morts au combat, ce même soir où j'avais failli perdre Elmet ? Marcus Kane devait en être à une vie près, celle qui le rassurerait la nuit en lui murmurant : Tu n'as pas échoué, il y en a encore un en vie. Et pendant ce temps on oubliera les visages des morts car on ne pourra plus rien pour eux. Chez moi, on avait au moins la décence de brûler les corps, de rester là jusqu'à ce que leurs âmes rejoignent le ciel, en sécurité là-haut. Dans l'espace, tout était froid. Le métal de l'Arche, le vide dans lequel on jetait les corps, vivants ou morts, et les habitants. Les habitants qui, au fond, étaient bien soulagés de voir les corps disparaître rapidement. Je me souvenais de la honte et de la gêne sur les visages des gens après la mort de Mia. On ne se suicide pas quand on est le dernier espoir de l'humanité. Une génération en moins dans une famille. Je n'avais vu aucune compassion pour elle même après sa mort.

Ces souvenirs me donnaient la nausée. Je suivais les conseils d'Elmet pour ne pas lâcher. Se concentrer. Transformer les souvenirs en force pour la suite. J'allais en avoir besoin, de force. Rien que pour répondre à ce skaikru. Je n'avais pas de mot à lui adresser, mais parler était aussi le seul moyen de faire avancer la situation en ma faveur. Attaquer maintenant serait vain. Mais que pouvais-je dire ? Sa question était évidente. J'avais survécu sans les archéens, ce qui suffisait à dire que je m'étais débrouillé sans eux. Je n'avais pas envie de lui raconter mon histoire. La mort de Carter. La naissance d'Owan. Tout ce que j'avais appris sur mon nouveau peuple, mon clan, les rencontres avec des guerriers venus de clans voisins et lointains, toute cette culture que je voulais découvrir plus encore et faire mienne. Je vivais parmi les arbres et apprenais leur langue. L'anglais n'était qu'une langue de guerrier ici, une langue de barbare, pour s'adresser aux gens comme Marcus Kane. Une autorité basse. Même Heda était venu à la rencontre d'un blessé, un homme prêt à mourir pour elle, un parmi des milliers, tandis que sur l'Arche on laissait les gens blessés commettre les fautes sans jamais rien voir. J'aurais pu me suicider aussi, comme Mia, ils m'auraient laissé faire puisqu'ils n'auraient rien vu. Mais j'avais attaqué les autorités, et j'avais été enfermé pour leur bien.

Mes pensées s'entremêlaient. De côté, les souvenirs. J'avais bien quelque part une réponse évidente à donner. Difficile de réfléchir lorsque nos tempes pulsent. La sensation d'un crash. Et l'évidence d'une réponse.
« J'ai vu le crash. »
Ces quatre mots me sciaient la gorge, car je les adressais à cet homme. Il manquait un morceau à ma phrase, mais la présence des skaikru me rappelait le mutisme dans lequel je m'étais plongé suite à mon emprisonnement. Parler à nouveau avait été une tâche pénible, mais la nouvelle langue m'avait aidé.
« Je cherche le camp, » ajoutai-je, l'estomac noué par le dégoût.
Parler dans leur langue me répugnait car je savais qu'ils pouvaient me comprendre. Je sentais les questions venir, ici et plus tard, au camp. Mais fuir n'était pas une option. Carter avait fui. Je valais mieux que ça. J'essayais de valoir quelque chose.




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